Le Mali

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 14:56



Une équipe médicale embarquée dans une pirogue effectue des consultations, participe aux campagnes de vaccination, procède à l'évacuation des malades et des femmes enceintes « Pakou », ce mot à consonance exotique est le nom d'une pirogue très particulière qui fait depuis des années, le bonheur des habitants des hameaux de pêche installés tout le long du fleuve Niger. De Tamani (dans le cercle de Barouéli) jusqu'à Tombouctou en passant par Dioro dans la Région de Mopti. « Pakou », est une pirogue ambulance. Ce centre de santé flottant avait été inauguré en mars 2003 à Ségou. Depuis, l'embarcation a rendu d'inestimables services. Son équipe médicale effectue des consultations médicales, participe aux campagnes de vaccination, procède à l'évacuation rapide des malades et des femmes enceintes. Du coup, elle est devenue incontournable à la vie des pêcheurs bozos installés le long du fleuve Niger ou sur des îlots sur le fleuve. Les Bozos qui vivent essentiellement de la pêche, sont très mobiles. Ils changent constamment de lieu d'habitation d'une berge du fleuve à l'autre selon la période de l'année et le déplacement des bancs de poissons. Cette population n'a pratiquement accès à aucun système de santé moderne. Elle doit aujourd'hui son salut à la pirogue ambulance créée à l'initiative d'un médecin français, Eric Dusseau. Ce médecin, venu dans notre pays en 2002 comme touriste, effectua le trajet Ségou-Tombouctou en pinasse. Durant son voyage, l'œil du praticien nota la présence d'une multitude de hameaux de pêche le long le fleuve. Le médecin comprit vite la nécessité d'installer un système de santé adapté au mode de vie des Bozos. De retour à Ségou, le médecin contactera une association créée par des membres de la communauté bozo dénommée « Pakou », pour construire une pirogue qui servirait en même temps d'ambulance et de centre de santé. L'embarcation sera baptisée « Pakou ». Elle est mise service en mars 2003 à Ségou et sillonne depuis les hameaux de pêche. Son équipage est composé d'un médecin, d'un infirmier et d'un conducteur de pirogue.

UNE COMMUNAUTE TRES MOBILE. Un comité de gestion de « Pakou » a été créé, présidée par Mamadou Sinayogo. Celui confirme que l'impact du dispensaire flottant sur la santé de la population cible est inestimable. « Avant, l'arrivée de cette pirogue, les Bozos ne bénéficiaient pas de soins de santé moderne. Nos enfants n'étaient pas vaccinés pendant les campagnes de vaccination. Nos femmes enceintes ne faisaient pas de consultations prénatales. Nous sommes une communauté profondément mobile. Nos lieux d'habitation ne sont pas accessibles aux agents de santé », constate Sinayogo. La pirogue ambulance évacue quotidiennement les malades des îlots vers les centres de santé les plus proches. « Comme moyen de transport, cette pirogue est très rapide. Elle est protégée contre le soleil et la pluie. Nous avons relevé un défi technique. Le moteur est installé à l'arrière de l'embarcation. Nous avons conçu un toit léger qui ne puisse réduire la visibilité du conducteur de la pirogue», explique le président de l'association Pakou. Mama Konta, un pêcheur installé sur un îlot dans la commune de Dioro témoigne : « Avant, nos enfants souffraient fréquemment de maladies diarrhéique à cause du manque d'hygiène. Avec cette pirogue, le médecin vient nous voir régulièrement. Il nous donne de l'eau de Javel qui nous sert à traiter l'eau que nous utilisons pour la consommation domestique. En plus, désormais les campagnes de vaccination touchent nos enfants. Je peux vous assurer que depuis la mise en marche de cette pirogue, le taux mortalité maternelle et infantile a véritablement reculé». Mais cette belle initiative a besoin de soutien. En effet, jusqu'à présent, la pirogue fonctionne avec la seule contribution des membres de l'association Pakou. Les cotisations sont fixées à 25 Fcfa par mois pour les femmes et à 50 Fcfa pour les hommes. Une consultation coûte 200 Fcfa. Barou Keita est le médecin chef de Pakou. Toute l'année, il sillonne la zone. « Je fais des consultations, je prescris des ordonnances dont les médicaments sont disponibles dans la pharmacie de la pirogue. Cette pharmacie s'approvisionne dans les dépôts de la Pharmacie populaire du Mali en médicaments essentiels DCI. Nous effectuons des centaines de consultations chaque mois. Dans la plupart des cas, le motif de la consultation est le paludisme ou les maladies diarrhéiques. Pour les cas nécessitant une hospitalisation, nous évacuons le patient vers le centre de référence du cercle le proche », détaille Barou Kéïta. Le médecin chef estime le travail passionnant. « Ces gens vivent sur des îlots parfois de quelques mètres. Etant loin des lieux de concentration humaine, ils fréquentent peu les centres de santé. Dans le lac Débo par exemple, certains hameaux sont distants de plus de 60 km du village ou du centre de santé le plus proche. Avec cette pirogue, c'est le centre de santé qui vient aux pêcheurs», explique le praticien. Les touristes occidentaux qui voyagent en pinasse sur le fleuve Niger connaissent bien Pakou. Son infirmier, Mory Kanté raconte qu'il y a quelques années, l'équipe médicale de la pirogue avait pris en charge un groupe de touristes sur le Lac Débo. Les visiteurs souffraient d'indigestion, de diarrhée et autres affections. « Nous leurs avons proposés des traitements spécifiques pour chaque cas. Deux jours après, ils étaient pratiquement tous remis. De retour dans leur pays, ils se sont cotisés pour nous envoyer des équipements pour les tests automatiques de paludisme, des médicaments contre les maladies diarrhéiques et d'autres équipements sanitaires ». Bien que d'une grande utilité publique, Pakou manque cruellement de moyens financiers, techniques et humains pour assurer convenablement sa mission. Les cotisations des membres de l'association servent à payer les salaires du médecin chef, de l'infirmier (75 000 Fcfa par mois) et du conducteur de la pirogue (50 000 Fcfa). Elles servent aussi à financer les frais de carburant et le ravitaillement de l'équipage.

PANNE DE MOTEUR. La grande mobilité des pêcheurs qui fonde l'utilité de la pirogue, représente une grande gêne pour les responsables de l'association : ceux-ci rencontrent en effet beaucoup de difficultés pour récupérer les cotisations. « Nous avons vraiment besoins du soutien des autorités sanitaires. Cette pirogue est comme un centre de santé. Elle a donc besoin en permanence de médecin, d'infirmier, de sage-femme et de médicaments», explique le président de Pakou. Mamadou Sinayogo estime, de ce point de vue, que l'Etat pourrait vulgariser l'initiative et améliorer la santé des populations vivant le long du fleuve Niger. Il y a une dizaine de jours, la pirogue était immobilisée à Tamani (dans le cercle de Barouéli). Son moteur était en panne. En fait ce dont l'embarcation a grand besoin, c'est d'un nouveau moteur dont le prix est estimé entre 1,5 million et 2 millions Fcfa. Une somme bien au dessus des capacités financières de l'association Pakou.
Par D. Djiré
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 11:24

L'hôtel Radisson a abrité, le 19 novembre 2009, l'atelier technique régional sur « les envois d'argent des migrants : Quels cadres réglementaires et quels produits financiers en zone Franc ». L'atelier organisé conjointement par la Banque Africaine de développement (BAD) et la France, en partenariat avec l'Agence Française de Développement, le Club des dirigeants des banques et établissements de crédits, a regroupé les représentants des banques centrales, des institutions financières, des institutions de microfinance et des opérateurs de téléphonie mobile.

 

image

Ennahli Moulaye Lahcen, Représen-tant résident de la Banque africaine de développement au Mali, a déclaré que cet atelier témoigne l'intérêt que porte sa banque aux communautés africaines vivant à travers le monde dans la promotion du développement économique des pays Africains. « Cet intérêt de la BAD s'est traduit sur la période récente par le lancement de son initiative ‘'Migration et Développement'' », a-t-il ajouté. Cette initiative, à son avis, poursuit l'objectif fondamental de mobiliser les ressources humaines et financières de la diaspora au service du développement économique et social des pays africains. Mieux, il dira qu'une telle initiative prend plus de sens dans le contexte de la crise économique internationale. « Dans un tel contexte, la contribution des communautés des africains résidant à l'étranger revêt une importance encore plus particulière et sa baisse peut signifier un appauvrissement des populations vivant à la limite du seuil de pauvreté », a-t-il estimé. Le Représentant de la BAD au Mali dira que l'initiative de sa banque vise à accompagner les efforts visant à réduire les coûts des transferts et à augmenter d'autant la masse de ressources disponibles à la fois à la consommation des ménages bénéficiaires, à l'épargne et à l'investissement dans les pays récipiendaires. Cependant, il a estimé qu'une telle initiative pour réussir a besoin de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes. Pour Michel Révérend de Menthon, ambassadeur de France au Mali, chaque année, 190 millions de migrants envoient plus de 440 milliards de dollars à leurs familles dans leurs pays d'origine. Selon lui, ces fonds permettent d'apporter un soutien en termes de dépenses courantes, de santé et d'éducation à près de 700 millions de personnes dans le monde. Pour cela, il a estimé que les migrants sont des forces motrices du développement. « Les transferts des fonds des migrants sont aujourd'hui supérieurs à l'aide publique au développement ou à l'investissement direct étranger dans le monde », a-t-il révélé. En ce qui concerne l'Afrique, il dira que les fonds envoyés par sa diaspora représentent environ 40 milliards de dollars. « Ces sommes sont destinées à plus de 80% à des dépenses de première nécessité, comme les dépenses alimentaires, de santé et d'éducation », a-t-il déclaré. Mieux, l'ambassadeur de France au Mali dira que le poids économique et financier des transferts est important et atteint par exemple 11% du PIB au Mali, 19% au Sénégal et encore 24% aux Comores, selon l'étude menée fin 2007 par la BAD à la demande de la France. Il a aussi mis un accent sur un fait marquant. Selon lui, le marché des transferts en Afrique voit se développer des innovations technologiques prometteuses, notamment celui de la téléphonie mobile. Il a estimé que ce développement s'appuie sur la croissance rapide des abonnés au téléphone mobile sur le continent. « Ils étaient 7,5 millions en 1999, ils sont désormais 280 millions. Aujourd'hui, ces téléphones portables peuvent remplacer les cartes de crédit », a-t-il indiqué. Cependant, il a estimé que les coûts de transactions restent importants. Selon lui, ils peuvent aller jusqu'à 20% du montant de la transaction et sont parfois supérieurs en France à ceux des pays voisins. « La communauté internationale a pris la mesure des enjeux que représentent les efforts des migrants de la diaspora pour le développement de leur pays d'origine. Pour accompagner ces efforts, la priorité est de parvenir à une baisse des coûts de transaction », a-t-il révélé. Avant de dire que son pays, la France prend sa part dans cette réflexion commune. Elle  s'est engagée avec ses partenaires du G8 pour parvenir en cinq ans à une diminution de 50% du coût des transferts au niveau global. « Cet engagement emblématique qui fixe un objectif chiffré et un calendrier permettra de dégager un montant de ressources supplémentaires pour les pays en développement de près de 20 milliards de dollars », a-t-il révélé. Il a ensuite énuméré la liste des actions déjà entreprises par la France pour faire baisser les coûts. Pour conclure, il a précisé que la France et ses partenaires seront attentifs aux pistes de travail qui émergeraient des travaux de l'atelier. Mme Kouyaté Astan, conseillère technique au ministère de l'économie et des finances, qui a représenté le ministre à la cérémonie, a rappelé que l'atelier fait suite à une étude réalisée en 2008 par la BAD avec l'appui de France sur les transferts de fonds des migrants en direction de quatre pays : Mali, Comores, Maroc et le Sénégal. Selon elle, l'atelier de Bamako se tient dans un contexte de crise financière mondiale, qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les transferts de fonds des migrants. Elle a ensuite énuméré la longue liste des sujets que l'atelier devra aborder. Ce sont entre autres : la stratégie à mettre en place en faveur de l'épargne des migrants en vue de trouver des produits financiers mieux adaptés à ces fonds, le rôle des institutions de microfinance et des sociétés de transfert d'argent dans les opérations de transfert et la bancarisation...
Par Assane Koné
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 20:30
Le PNUD ( Programme des Nations Unies pour le Développement ) produit une statistique annuelle : l'Indice de Développement Humain. Cet indice assez compliqué basé sur un tas de statistiques permet de classer les pays en mixant le pourcentage de personnes ayant accès  à l'eau potable, à l'éducation, suivant les revenus moyens ...
A ce petit jeu là, la France se classe 8° sur 182 pays, pas mal pour un petit pays comme le notre, et pour nos voisins belges ui je sais lisent ce blog, la Belgique se classe 17°. ( je ne sais pas pourquoi un si grand écart de développement humain ) mais ce n'est pas moi qui le dit c'est le PNUD.
Par contre, pour ce qui nous intéresse, le Mali se classe 178° sur 182 ... Le Mali est seulement "dépassé" par la République Centrafricaine ( en guerre civile ), le Sierra Léeone ( pas beaucoup mieux ), l'Afghanistan ( petite guerre aussi par là ) et enfin bon dernier, le Niger ( qui ne se sort pas de sa rébellion touarègue et dont le régime politique laisse peu de possibilités d'avolution ). Piètre performance, d'être le premier pays pacifique et démocratique de ce classement.
Ce rapport nous éclaire quand même de quelques statistiques sur le Mali qui sont assez édifiantes ( statistiques disponibles ici ) :

    - Au Mali, 40% de la population n'a pas accès à l'eau potable

     - Au Mali, 77% de la population vit avec moins de 2$ par jour

     - Au Mali 40% des adultes sont illétrés

     - Au Mali, la population était de 12.7 millions de personnes et 20 et est estimée à 16.8 millions pour 2020

     - Au Mali, l'expérience de vie à la naissance est de 43 ans.

Mais comme nous le connaissons, au Mali, 100% des gens sont accueillants et souriants

     - Au Mali, la culture est infinie et ancrée dans la vie quotidienne

     - Au Mali, on s'enrichit des rencontres au quotidien !!!

Par Eric LE BRUSTIEC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 novembre 2009 4 19 11 2009 20:19

Avec l'implantation d'Ikatel devenue Orange Mali le 30 novembre 2006, née de la volonté du Gouvernement de libéraliser le secteur des télécommunications au Mali et de la récente reprise de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel par Maroc Télécom, il y a vraiment de quoi remarquer que la télécommunication dans notre pays est dans l'escarcelle de l'étranger. Toutes choses qui auraient une adhésion totale des Maliens, à condition que les deux sociétés, en plus d'autres qui pourraient venir, participent équitablement au développement socio-économique du pays.

 

La cession de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel à Maroc Télécom vient couper court à un débat stérile qui était alimenté par une minorité qui ne s'y connaissait certainement pas aux affaires. Les abonnés de ce débat avaient, quelque peu, du mal à accepter leur nouvel opérateur de téléphonie mobile, fixe et Internet (Orange Mali) qui avait pourtant eu le mérite de démocratiser le téléphone en République du Mali à un moment où la puce coûtait une somme à couper le sommeil. Il y avait une réticence dans l'accueil d'Ikatel en son temps, au nom d'un prétendu nationalisme qui les amenait à considérer la Sotelma-Malitel comme une entreprise nationale et Orange Mali comme celle des étrangers. Donc, soupçonnés de pillage économique orchestré. Mais voilà que l'herbe leur a été fauchée sous les pieds avec la privatisation de Sotelma-Malitel.
Si Orange Mali, malgré ses nombreuses actions en faveur des populations couronnées par la création d'une fondation, était toujours taxée d'entreprise dont les capitaux sont majoritairement tenus par les étrangers, Sotelma-Malitel aussi n'échappe plus à la même critique, puisque les actifs de cette entreprise sont aussi majoritairement tenus par les étrangers.

Cela dit, l'heure n'est plus à ce vieux débat puisque Orange Mali a été adoptée jusque dans les confins du pays. Les Maliens s'attendent, à ce jour, à ce que ces deux sociétés jouent pleinement leur partition dans le développement socio-économique du Mali et de façon proportionnelle. Ce qui est, sans complaisance, déjà une réalité à Orange Mali qui, avec sa Fondation qui travaille en étroite collaboration avec les autorités, les ONG et institutions ainsi que d'autres acteurs privés agissant dans le domaine de la solidarité pour le développement socio-économique au Mali. Une Fondation qui intervient dans les domaines de la santé, de l'éducation, du sport et de la culture.  Elle apporte aussi en partenariat avec le Conseil National des Personnes Âgées, un soutien de taille à cette frange de la population (interventions chirurgicales gratuites).
Quant à la Sotelma-Malitel, elle doit redoubler d'efforts, en plus de son sponsoring habituel, puisqu'elle a désormais le même statut qu'Orange Mali. Elle doit mettre du sien dans les activités de développement socio-économique par la mise à disposition d'une enveloppe conséquente.
Par Abdoul Karim Maîga
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 novembre 2009 2 17 11 2009 20:18

sucre_383513921On a gardé les tristes souvenirs qu'après deux semaines du mois de ramadan, les prix des denrées de premières nécessités, en l'occurrence du sucre, avaient continué de flamber. Au cours de cette dure période, le secrétaire administratif de l'Untm, Mamadou Famakan Coulibaly, nous avait fait savoir que le ministre, Ahmadou Abdoulaye Diallo, avait promis de fixer le prix du sucre à 400 Fcfa, un mois avant le ramadan, pendant et un mois après le ramadan.

 

 

 

Pour la centrale syndicale,  cet engagement n'avait pas été respecté. L'Untm avait même claqué la porte du Conseil national des prix. D'autant plus que le ministre de l'Industrie, des investissements et du commerce avait, aussi, annoncé à la presse que le prix du sucre à la consommation serait fixé à 450 Fcfa. Le prix du sucre et ceux des denrées de première nécessité n'ayant pu suivre la courbe descendante, les autorités ont été contraintes, comme d'habitude, de prendre la décision de permettre aux opérateurs économiques d'importer, en leur accordant des exonérations. Hier, dans la salle Modibo Kéita de l'Assemblée nationale, les députés ont donc tenté de voler au secours du ministre de l'Industrie, des investissements et du commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo. Ils ont voté, à l'unanimité, le projet de loi autorisant la participation de l'Etat au capital du nouveau complexe sucrier du kala Supérieur. Ce projet de loi a été adopté par le conseil des ministres, en sa séance du 9 septembre 2009. Dans le rapport de la commission des Finances, de l'économie, du plan et de la promotion du secteur privé, on lit : ‘'le projet de loi a pour objet la participation de l'Etat au capital social de N-Sukala-Sa, le niveau de cette participation est arrêté à 40% du capital, soit 8,8 milliards de Fcfa, se décomposant comme suit : 1,5 milliards de Fcfa représentant la valeur de cession de parcelles de 857 hectares devant servir de site à l'usine ; 2,038 milliards de Fcfa pour le bail emphytéotique pour les 19.143 hectares destinés à la culture de la canne ; 5,262 milliards payables dans un délai de trois ans à compter de l'immatriculation de la société au registre du commerce et du crédit mobilier. Les dépenses effectuées pour l'importation de sucre au Mali ont varié de 8, 5 milliards en 2004 à 15,3 milliards en 2005, pour atteindre 32,8 milliards en 2008. Il convient de rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre des activités  du nouveau complexe sucrier du kala Supérieur( N-Sukala-Sa), un accord de financement a été signé le 26 novembre 2008 à Bamako entre le gouvernement du Mali et Export-Import Bank of China. ‘' Le rapport ajoute que la convention d'établissement prévoit un investissement d'environ 74,8 milliards de Fcfa, une capacité de production à plein régime de 103 680 tonnes de sucre, un capital social de 22 milliards. L'Etat malien sera détenteur de 40% de ce capital social et la société étatique chinoise, Cletc, aura 60%. Le rapport de la commission, a souligné que la construction de ce complexe sucrier relève de la volonté de l'Etat de satisfaire les besoins de consommation des populations. Donc, ce sont les députés, cette fois, qui promettent une production de sucre de meilleure qualité qui sera vendu à 345 000 Fcfa la tonne TTC, contre 360.000 Fcfa actuellement. Ils ont encore soutenu que ce projet permettra, entre autres, de couvrir 90% des besoins de la consommation nationale en sucre estimé à 150 000 tonnes par an. En effet, reconnaît la commission, ‘' si la production annuelle de Sukala-Sa est estimée à 103 000 tonnes, il faut rappeler que la production actuelle de Sukala est de 35 000 tonnes. ‘' Autant de promesses de faire sortir les Maliens de futures pénuries de sucre. Or, concernant la hausse des denrées de première nécessité, les Maliens, sont aujourd'hui très circonspects car, ils sont habitués aux promesses sans lendemain. D'autant plus qu'au niveau international, l'actualité indique que certains producteurs de carburants se sont rabattus sur la culture de la canne à sucre pour compenser les besoins énergétiques.
Par Eric LE BRUSTIEC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 20:16

 

0029Sur le terrain « Chaba », les animaux sont divisés en quatre catégories et proposés à des prix étudiés

 

 

 La fête de Tabaski s'approche à grands pas. Et comme chaque année, la course au mouton, l'élément incontournable de cette fête, est enclenchée. Depuis déjà une dizaine de jours, la fièvre du mouton a commencé à gagner la capitale. Parallèlement aux marchés à bétail fixes, des vendeurs ambulants sillonnent les rues de la ville avec des petits groupes d'animaux à vendre.
L'équation que constitue l'acquisition d'un bélier, n'est pas nouvelle pour bon nombre de Bamakois. Mais jusqu'à présent aucun mécanisme n'a permis véritablement de modérer un marché qui s'emballe au moindre prétexte.
A force de chercher, le ministère de l'Elevage et de la Pêche a-t-il finalement trouvé le moyen de tempérer les fièvres du marché du mouton dans la capitale ? On l'espère avec la démarche inédite engagée à travers le Programme d'appui au développement de l'élevage au Sahel occidental (PADESO) de lancer une opération de vente promotionnelle de moutons.
Celle-ci est menée en partenariat avec des sociétés coopératives pastorales, des groupements de femmes, le Centre d'appui nutritionnel et économique aux femmes (CANEF) et la mairie de la Commune IV du district de Bamako.
L'opération de vente promotionnelle a été lancée hier sur le terrain "Chaba" de Lafiabougou. La cérémonie était présidée par ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ, en présence de Seydou Keïta, le 2è adjoint au maire de la Commune IV, et de nombre de responsables des services de l'élevage, dont Mody Kanouté, le directeur du PADESO.
Les initiateurs de l'opération sont partis du constat que les marchés de Bamako se prêtent chaque année à une spéculation effrénée qui gonfle les prix des moutons en les rendant presque inaccessibles aux bourses moyennes. Aussi, à l'approche de chaque fête musulmane (Ramadan et Tabaski), l'acquisition d'un mouton devient un souci majeur pour nombre de Bamakois. Et malgré la disponibilité, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Le département de l'Elevage et le PADESO proposent une solution crédible à ce problème.
L'opération Tabaski vise d'une part, à améliorer les revenus des éleveurs et à développer durablement la filière ; et d'autre part, à influer sur le marché pour stabiliser le prix du mouton, a indiqué le directeur du PADESO.
Pour ce coup d'essai, l'opération sera menée par 9 sociétés coopératives et un groupement de femmes de Sokolo, de Guiré et Dilly, dans le cercle de Nara où intervient le PADESO. La vente portera sur un nombre limité de 1 500 têtes reparties en 4 choix.
La première catégorie de mouton sera vendue dans une fourchette comprise entre 30 000 et 45 000 Fcfa. Le prix du deuxième choix s'échelonne entre 40 000 et 50 000 Fcfa. La troisième catégorie de bêtes sera proposée entre 50 000 et 60 000 Fcfa. Pour ceux qui opteront pour le quatrième choix, ils devront débourser 60 000 ou plus. L'aire de vente est en conséquence compartimentée pour mieux orienter les clients.
A la lumière des enseignements qui seront tirés de cette première expérience, la multiplication de points de vente de ce genre dans le district sera envisagée à l'avenir tout comme l'extension de l'opération à d'autres fêtes religieuses, précise Mody Kanouté. Il s'agit réellement d'une activité gagnant-gagnant, explique-t-il, en mentionnant d'abord l'apport positif pour les agro-éleveurs de la zone d'intervention du Programme d'appui au développement de l'élevage au Sahel occidental.
L'opération aidera aussi les sociétés coopératives à devenir de véritables opérateurs économiques, en sortant de l'élevage de thésaurisation pour aller vers une activité plus rentable, génératrice de revenus et d'emplois. De leur côté, les consommateurs auront accès à des animaux de qualité et à un coût abordable pour eux.
Après avoir procédé à l'ouverture officielle du marché au public, le ministre et les responsables qui l'accompagnaient se sont rendus aux marchés traditionnels à bétail de Lafiabougou-Koda et de Niamakoro, pour prendre la température du cours du mouton.
Mme Diallo Madeleine Bâ a discuté avec des éleveurs de leurs difficultés, notamment l'approvisionnement du marché, la lenteur d'écoulement des animaux et l'entretien des bêtes sur les sites. Le ministre a promis que des réflexions seront menées sur ces facteurs qui influent à la hausse sur le prix de vente des animaux.
Par C. Dia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 12:56
Vidéo de Ramata Diakité artiste malienne qui nous a récemment quitté à l'âge de 35 ans.

Par Eric LE BRUSTIEC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 12:54

Suite aux forfaits de Bakaye Traoré et Cheick Sadhibou Touré, le sélectionneur national a fait appel à deux nouveaux joueurs : Lassana Fané et Lamine Diawara. Il faudra probablement patienter jusqu'à dimanche, jour du match, pour connaître la liste définitive des joueurs qui affronteront les Black stars du Ghana au Baba Yara Sports stadium.


88_3s1











En tout cas, après les nombreux changements opérés ces derniers jours par le sélectionneur national, personne ne se risquera encore à présenter une quelconque liste au risque d'en rajouter au vertige des supporters. À chaque jour, une nouvelle liste. En une semaine, Stephen Keshi aura présenté pas moins de quatre listes différentes. Dernier changement en date, le remplacement du milieu de terrain du Stade malien, Cheick Sadhibou Touré par Lamine Diawara, sociétaire du Djoliba. Les raisons ? Cheick Sadhibou Touré est tout simplement indisponible. 24h auparavant (dimanche), le technicien nigérian avait annoncé le forfait de Bakaye Traoré (Nancy, Ligue 1 française) et son remplacement par le joueur d'El Merriekh Soudan, Lassana Fané. Ces deux changements qui sont intervenus en l'espace de 24h avaient été précédés, on s'en souvient, des forfaits de Seydou Keïta (FC Barcelone) et Mamadou Samassa (Valenciennes). Et c'est justement pour pallier l'absence du premier que le sélectionneur national avait fait appel à Cheick Sadhibou Touré. Mais quelques heures après, on apprendra que le milieu de terrain des Blancs est indisponible et ne peut effectuer le voyage d'Accra d'où la convocation de Lamine Diawara. Ce dernier porte ainsi à 9 le nombre de joueurs locaux présents sur la liste du technicien nigérian qui aura "jonglé" jusqu'au bout pour faire sa sélection. Mais Stephen Keshi ne pourra s'en prendre qu'à lui-même pour avoir oublié que ce Ghana-Mali est sans enjeu qu'il était difficile de convaincre la légion étrangère de participer au match. Officiellement, les Seydou Keïta, Mamadou Samassa, Bakaye Traoré et Frédéric Kanouté ont déclaré forfait pour cause de blessure, mais tous ces joueurs ont participé au dernier match de leur équipe respective. Pour autant, faut-il les condamner pour ces maladies "diplomatiques" ? Personnellement, nous avons trop de respect pour ces joueurs pour les accuser d'un quelconque refus de défendre les couleurs nationales. Dans tous les cas et comme aime à le dire Stephen Keshi lui-même, l'Équipe nationale est ouverte à tout le monde et les critères de sélection restent les mêmes pour les expatriés et les joueurs locaux. Il faut donc faire confiance à la jeune génération qui aura l'honneur de défendre les nationales, dimanche face aux quadruples champions d'Afrique qui l'avaient emporté 2-0 lors de la manche aller disputée au stade du 26 Mars. Les Ghanéens qui sont d'ores et déjà assurés de terminer à la première place du groupe synonyme de qualification au Mondial, avaient perdu lors de leur dernière sortie contre les Écureuils (0-1 au Bénin), tandis que les Aigles s'étaient imposés 1-0 face au Soudan. En cinq journées de compétition, Maliens et Ghanéens ont concédé chacun une défaite, mais contrairement aux Aigles qui ont trébuché deux fois contre le Soudan et le Bénin, les Black stars ont fait carton plein lors des quatre premières journées (4 victoires en autant de matches). Résultat : le Ghana deviendra les premier pays africain à décrocher son ticket pour la phase finale de la Coupe du monde au grand dam des supporters maliens qui attendaient mieux de la part des Aigles. C'est dire qu'une petite revanche, dimanche face à Michael Essien et ses coéquipiers ne serait pas pour déplaire à nos compatriotes.
Par S.B. Tounkara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 18:40

Près de la moitié de la forêt classée de Tienfala est en proie à la déforestation. La zone aujourd'hui est occupée par des particuliers, propriétaires de titres fonciers et de titres précaires. Il y a l'urgence à la sauver.

 

Le ministre de l'Environnement et de l'assainissement, Tiémoko Sangaré, accompagné du directeur national de la conservation de la nature, a visité mercredi après-midi la forêt classée de Tienfala sur la route de Koulikoro. Le constat est amer.

"La forêt est victime de beaucoup de problèmes liés aux titres précaires et titres fonciers. La forêt se porte mal" , a dit le ministre à l'issue de la visite. La forêt classée de Tienfala est la seule forêt entre Bamako et Koulikoro.

Malheureusement, de nos jours, près de la moitié de cette réserve naturelle est occupée par des particuliers qui possèdent des titres fonciers ou provisoires qui leur ont été donnés par certaines autorités. En plus de l'occupation illégale, la forêt est devenue le lieu de vidange des eaux usées de la Nouvelle brasserie bamakoise (NBB).

Le maire de la Commune rurale de Gabacoro-Droit a déploré ces situations qui, dit-il, dépassent ses compétences. "Ce n'est pas avec mon accord qu'ils viennent déverser ces eaux usées ici. Nous avons toutes sortes de problèmes avec ces eaux polluées", reconnaît le maire.

L'annulation des titres fonciers et des titres précaires est, selon le ministre, le passage obligé pour la reconstitution de la forêt classée de Tienfala.

"Il y a longtemps que nous avons tiré la sonnette d'alarme. Nous menons présentement plusieurs activités pour sauver la forêt. Nous pensons que nous aurons l'appui de tous les citoyens".

Avant, le ministre a visité dans la forêt une parcelle de 50 hectares reboisés par des jeunes volontaires de l'Agence pour la promotion de l'emploi des jeunes (Apej). Le ministre Tiémoko Sangaré dira qu'il ne peut pas comprendre que les autres soient en train de travailler à la renaissance de la forêt au moment où d'autres la détruisent
Par Sidiki Doumbia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 18:08

002104Près de 900 nouveaux policiers viennent d'achever leur formation. Une aubaine au regard des gros besoins d'effectif

 

L'effectif de la Police nationale s'étoffe nettement. Une nouvelle vague de 890 policiers vient d'achever sa formation. Il s'agit des 11è, 16è et 12è promotions du contingent 2007-2008 de l'École nationale de police (ENP).
La cérémonie de sortie de ces promotions s'est déroulée hier sous la présidence du chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré.
Les trois promotions porteront respectivement les noms du colonel Sambou Soumaré, du contrôleur général de police Lassine Diarra et de l'adjudant-chef de police Moussa Diakité. La cérémonie de sortie qui s'est déroulée dans la cour de l'École nationale de police, a enregistré la présence de plusieurs autres personnalités : le Premier ministre Modibo Sidibé, des membres du gouvernement, dont le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, et son homologue de la Défense et des Anciens combattants, Natié Pléah. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara et le médiateur de la République, Me M'Bam Diarra, étaient présents.
La cérémonie d'hier consacre le couronnement d'environ 6 ans de formation théorique et pratique sur les différentes modes d'intervention des nouveaux policiers. Au total, ce sont 890 élèves policiers qui entrent ainsi de plain-pied dans leurs corps respectifs : 82 élèves commissaires (dont 16 femmes), 102 élèves inspecteurs (dont 12 femmes) et 684 élèves sous-officiers (dont 115 femmes).
C'est à 10 heures précises que le président de la République, Amadou Toumani Touré, fit son entrée dans la cour de l'Ecole nationale de police. Revue des troupes, salut des corps constitués, installation dans la loge officielle.
Dans son intervention, le directeur de la formation, le contrôleur général de police N'Tio Coulibaly, a félicité les jeunes stagiaires pour leur engagement et leur détermination à servir la nation. Les nouveaux policiers, a-t-il expliqué, ont été recrutés soit par voie de concours direct, soit à titre professionnel. Ainsi pour les élèves commissaires, sur les 82 admis, 59 ont été recrutés par voie de concours direct dans différentes spécialités : 8 en droit privé, un en droit public et autant en psychologie, en sociologie, en management et en télécommunication. Deux autres sont spécialistes en informatique tandis que 65 sont généralistes. Les 23 autres qui sont des professionnels ont été admis sur titre parce que détenteur de maîtrise.
Sur les 103 élèves inspecteurs, 5 sont des professionnels détenteurs d'un diplôme d'études universitaires et un autre a été admis à titre exceptionnel. Les 87 autres l'ont été par voie de concours direct. Ils se repartissent ainsi : 81 généralistes, un technicien supérieur en comptabilité, autant en télécommunication, en santé et en informatique et deux sages-femmes.
Les 684 élèves sous-officiers ont tous été recrutés par voie de concours direct dans diverses spécialités : maintien de l'ordre, secrétariat, santé, comptabilité, télécommunication, froid, mécanique auto, conduite, photographie et archivage.
Après trois mois de formation basique de l'ENP, les élèves ont accédé à la formation professionnelle en novembre 2003. L'examen de fin de cycle a donné les résultats suivants : chez les élèves commissaires, sur les 82 recrutés, tous ont été admis, soit 100%. Sur les 103 élèves inspecteurs, 101 ont été admis, soit 98,05%. Le taux de réussite des sous-officiers est de 97,87%, c'est à dire 670 admis sur 684.
Pour N'Tio Coulibaly, ces résultats de l'ENP témoignent de la détermination des responsables de l'école de doter notre pays d'une police nationale efficace, proche du citoyen et capable d'anticiper les nouvelles formes de criminalité. Le directeur de la formation a appelé les jeunes policiers à servir la nation avec les valeurs que sont la loyauté et l'honnêteté.
Le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Niamé Keita, a remercié le président de la République et le gouvernement pour les efforts consentis ces dernières années en faveur des forces de sécurité. En effet, depuis quelques années, celles-ci bénéficient de recrutements importants traduisant la volonté des plus hautes autorités de renforcer leurs capacités opérationnelles pour une meilleure sécurisation de la population.
Niamé Kéïta a expliqué que la diversité des spécialités traduit le souci du département de moderniser la police nationale en vue de maîtriser les nouvelles formes de criminalité. Il s'est par ailleurs félicité des promotions aux grades supérieurs intervenues en janvier dernier et des promotions et décorations à titre exceptionnel au bénéfice des actions d'éclat.
Le directeur général de la police a également salué les résultats des forces de l'ordre : 5618 opérations de patrouilles effectuées au cours desquelles plus de 11 000 personnes ont été interpellées, dont 35 repris de justice. 41 personnes ont été déférées devant les tribunaux. La police a saisi 68 boules de cocaïne et 45 boules de chanvre indien, 5 pistolets mitrailleurs, 222 chargeurs de PM, deux fusils mitrailleurs, 1009 cartouches. Une cinquantaine de motos ont été récupérées tandis qu'une dizaine de groupes de bandits armés ont été démantelés. Ces résultats sont certes flatteurs mais il ne doivent pas faire oublier les défis à relever, a souligné Niamé Keita, avant d'exhorter ses jeunes collègues à s'inspirer des illustres aînés dont les promotions portent les noms.
Après ces interventions, débuta la remise des galons. Cette séquence débuta par les élèves commissaires suivis des inspecteurs. Tous seront ensuite invités à prêter serment d'accomplir leur fonction en toute loyauté et au service exclusif de la nation.
Les trois majors de promotion, Seydou Mamadou Doumbia (commissaire), Amadou Mamoutou Dembélé (inspecteur) et Idrissa Youssouf Traoré (sous-officier) ont reçu leurs diplômes des mains du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, du directeur général de la police et du président de la République. Amadou Toumani Touré a félicité les responsables et les encadreurs pour la qualité du travail accompli.
Le chef de l'État a estimé que cette sortie de promotions survenait à point nommé avec le gros besoin d'effectif de policiers pour assurer la sécurité d'une population toujours plus nombreuse. "Nos villes grandissent et avec elles, l'insécurité. Qu'elle soit routière, individuelle ou multiforme, nous devons forcément avoir à disposition des forces de police bien formées et aptes à intervenir pour assurer notre sécurité face aux malfrats", a précisé Amadou Toumani Touré, avant de demander aux jeunes policiers de mériter la confiance placée en eux. Il vaut mieux avoir un habit en lambeaux que d'avoir une réputation déchirée, a indiqué le chef de l'État en référence à un proverbe.
La cérémonie a pris fin par un défilé et une exhibition d'arts martiaux.

Par L. Diarra
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés