Libéralisation des Télécoms au Mali, un bilan mitigé

Publié le par Abdoul Karim Maîga

Avec l'implantation d'Ikatel devenue Orange Mali le 30 novembre 2006, née de la volonté du Gouvernement de libéraliser le secteur des télécommunications au Mali et de la récente reprise de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel par Maroc Télécom, il y a vraiment de quoi remarquer que la télécommunication dans notre pays est dans l'escarcelle de l'étranger. Toutes choses qui auraient une adhésion totale des Maliens, à condition que les deux sociétés, en plus d'autres qui pourraient venir, participent équitablement au développement socio-économique du pays.

 

La cession de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel à Maroc Télécom vient couper court à un débat stérile qui était alimenté par une minorité qui ne s'y connaissait certainement pas aux affaires. Les abonnés de ce débat avaient, quelque peu, du mal à accepter leur nouvel opérateur de téléphonie mobile, fixe et Internet (Orange Mali) qui avait pourtant eu le mérite de démocratiser le téléphone en République du Mali à un moment où la puce coûtait une somme à couper le sommeil. Il y avait une réticence dans l'accueil d'Ikatel en son temps, au nom d'un prétendu nationalisme qui les amenait à considérer la Sotelma-Malitel comme une entreprise nationale et Orange Mali comme celle des étrangers. Donc, soupçonnés de pillage économique orchestré. Mais voilà que l'herbe leur a été fauchée sous les pieds avec la privatisation de Sotelma-Malitel.
Si Orange Mali, malgré ses nombreuses actions en faveur des populations couronnées par la création d'une fondation, était toujours taxée d'entreprise dont les capitaux sont majoritairement tenus par les étrangers, Sotelma-Malitel aussi n'échappe plus à la même critique, puisque les actifs de cette entreprise sont aussi majoritairement tenus par les étrangers.

Cela dit, l'heure n'est plus à ce vieux débat puisque Orange Mali a été adoptée jusque dans les confins du pays. Les Maliens s'attendent, à ce jour, à ce que ces deux sociétés jouent pleinement leur partition dans le développement socio-économique du Mali et de façon proportionnelle. Ce qui est, sans complaisance, déjà une réalité à Orange Mali qui, avec sa Fondation qui travaille en étroite collaboration avec les autorités, les ONG et institutions ainsi que d'autres acteurs privés agissant dans le domaine de la solidarité pour le développement socio-économique au Mali. Une Fondation qui intervient dans les domaines de la santé, de l'éducation, du sport et de la culture.  Elle apporte aussi en partenariat avec le Conseil National des Personnes Âgées, un soutien de taille à cette frange de la population (interventions chirurgicales gratuites).
Quant à la Sotelma-Malitel, elle doit redoubler d'efforts, en plus de son sponsoring habituel, puisqu'elle a désormais le même statut qu'Orange Mali. Elle doit mettre du sien dans les activités de développement socio-économique par la mise à disposition d'une enveloppe conséquente.
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Publié dans Le Mali

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