Un « geste humanitaire » 2/5
A force de laisser derrière eux des bics et des bonbons, les donateurs ont créé une sorte de précédent qui donnent envie aux autres enfants et qui associent le « toubab » au cadeau ...
On trouve donc partout dans les villages des bandes d'enfants qui « mendient » en criant aux touristes des fameux « toubab bonbon, toubab cadeau, toubab biki » qui deviennent vite embêtant.
Cette mendicité est encouragé si les touristes perpétuent ces mauvaises manières. Il est donc recommandé aus personnes voyahgeant au Mali, dans les villages de ne rien donner directement aux gens qui demandent. Il est est préférable et plus constructible, de passer, à travers l'accompagnateur par une personne clé du village ( vieux, chef du village ou instituteur qui redistribuera efficacement aux pesonnes qui en ont le plus besoin les subsides amenées par le touriste.
Il est très important de ne pas, en tant que touriste, venir jouer de manière consciente ou inconsciente sur l'ordre social préétabli. Le fait de passer par un intermédiaire choisi au hasard peut rendre l'aide plus mauvaise que bénéfique.
Les rapports sociaux étant ce qu'ils sont au Mali, il reste encore des "chefs de villages" et des "gens de basse caste". Si l'on fait le cadeau à la "famille de basse caste", la redistribution vers les gens issus de "familles dirigeantes" ( qui peuvent être très pauvres aussi ) sera très difficile voire refusée ... Alors que la solidarité dans l'autre sens trouvera un vrai sens social ...
L'aide sur le terrain présuppose une connaissance des implications sociales existantes et de la structure sociétale du village ...