CRISE FINANCIERE, Opportunité et non menace pour le Mali

Publié le par Mohamed Daou

debat20echosPour des panélistes à l'occasion de la célébration du 20e anniversaire « des Echos », la crise financière qui sévit à travers le monde, constitue un atout pour le Mali et non une menace .

 

La célébration samedi à Blonba du 20e anniversaire du journal les « Echos » a été marquée par des conférences-débats sur des sujets d'actualité. « Les conséquences de la crise financière sur le Mali » se sont invitées dans les débats. Pour le développer, il y avait 3 panélistes : Mark Ibrahim Traoré, l'honorable Mody Ndiaye et Jacques Tobo.

Commencée en 2000, la crise financière actuelle est la première grande crise que le monde connaît. A la différence de la crise de 1929, elle intègre l'économie. Et son ampleur est accentuée par la mondialisation et la globalisation. Pour les conférenciers, bien de pays pourront difficilement échapper à la crise. Ce qui fera dire à l'honorable député Mody Ndiaye que l'analyse ne doit pas porter sur le seul Mali, mais sur les autres pays.

Dans l'ensemble, les panélistes ont reconnu que le Mali court le risque d'être affecté dans la mesure où l'aide publique au développement peut diminuer, les différents projets de construction de mines peuvent également être entamés. « La crise économique qui va nous frapper est issue de la crise financière. Elle va nous frapper parce que nous sommes ouverts aux autres pays, nous avons des clients à l'extérieur de même que des fournisseurs. L'ampleur de la crise vient de la mondialisation », a précisé Mark Ibrahim Traoré.

Abondant dans le même sens, l'honorable Ndiaye a fait valoir que les vrais maux se trouvent au niveau de la crise économique. « C'est pourquoi des plans ont été revus afin que le Mali puisse atténuer les effets de la crise, il faut qu'il parvienne à booster son économie et à mettre en œuvre ses propres réformes adoptées avant le déclenchement de la crise ».

Pour Jacques Tobo, il urge, pour le Mali, de repenser son système économique et de développer des PME-PMI. Par ailleurs, des intervenants ont fustigé la mauvaise santé économique du pays qui, à leurs yeux, a été toujours au plus bas niveau avec une CMDT désastreuse, une Sotelma déficitaire, des chemins de fer au bord de la faillite.

D'aucuns pensent que la crise financière a toujours existé au Mali. « A peine, des familles mangent 3 fois par jour ». Une situation que le ministre Ousmane Sy attribue au fait que depuis 1968, le Mali a privilégié l'exportation à la valeur ajoutée, favorisé le financement extérieur à l'effort interne.

De même, le commerce a été préféré à l'industrie et le marché favorisé à l'Etat. Comme thérapie, le ministre Sy a proposé une réflexion approfondie sur toutes ces questions afin d'en tirer le maximum de leçons.

Malgré la récession, les panélistes ont assuré qu'il n'y a eu aucune fermeture d'entreprises dans notre pays liée à la crise économique. Optimistes, ils ont mis l'auditoire à l'aise en démontrant que la crise financière constitue beaucoup plus d'opportunités pour le Mali que de réelles menaces. « Je vois une opportunité. Mais il faut avoir la capacité de la saisir en arrêtant la commercialisation à outrance et en créant de la valeur ajoutée », a conseillé Mark Ibrahim Traoré. A cela s'ajoutent la communication au tour des réelles potentialités du pays, la collecte des épargnes, une meilleure organisation des entreprises car, aucun modèle économique ne peut résister au temps.

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Publié dans Général

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