Le 20 janvier, fête de l'armée au Mali

Publié le par A.O. Diallo

Le 20 janvier, n'est pas seulement la date de l'investiture de Barack Obama en tant que président des Etats-Unis. Au Mali, le 20 janvier est férié. C'est la fête de l'armée, elle commémore le 20 janvier 1961, date où le dernier soldat français quitta le Mali, laissant un pays libre et indépendant ...

Pour l'occasion, un article tiré du quotidien l'Essor :



2323-2A l'occasion de la fête de l'Armée, le président de la République, chef suprême des armées, a offert, comme les autres années une réception aux officiers supérieurs.

 

L'événement s'est déroulé mardi après-midi dans les jardins du palais de Koulouba au moment où beaucoup de monde suivait la cérémonie d'investiture du nouveau président américain Barack Obama.
La réception devenue une tradition offre un cadre idéal de détente et de retrouvailles entre frères d'armes. Une atmosphère chaleureuse, très utile pour contrer (ou oublier) le froid qui prévalait sur la colline de Koulouba.
Comme, il est de coutume chez les militaires en de pareilles occasions, ces retrouvailles entre camarades de promotion, offrent l'opportunité de revenir sur des souvenirs ou de se raconter des histoires drôles. Une manière d'évacuer le stress de la vie quotidienne.
Le colonel Sambou Soumaré et l'inspecteur général, Anatole Sangaré qui sont d'habitude les principaux animateurs de ces rencontres, n'ont pas tenu ce rôle cette année. Le premier était absent pour des raisons de santé. Le second était là mais manquait visiblement d'inspiration.
Ils ont donc laissé la place à leur « petit-fils », le commandant de l'École militaire interarmes (EMIA), le colonel Ousmane Korongo, qui s'est chargé de l'animation.
Comme les autres années, on a beaucoup rit, tant les histoires racontées étaient drôles. Le chef de l'État, Amadou Toumani Touré, a aussi narré deux souvenirs intéressants. Au centre de la première histoire, un officier de la Première République qui tenta de défier l'autorité du premier chef d'État-major de l'Armée, le général Abdoulaye Soumaré. L'officier avait été nommé pour relever le commandant de l'armée française en poste à Tessalit. Très fâché par cette mutation, il tenta de trouver divers prétextes pour se dérober. Le général Soumaré le rappela à ses obligations en lui laissant le choix de rallier son nouveau poste à Tessalit ou de retourner dans son village dans le cercle de Bougouni, pour cultiver. Cette histoire narrée dans un langage que seuls les militaires savent manier a fait beaucoup rire.
Le saut en parachute de cinq commandos portant les couleurs nationales, a donné un cachet particulier à la réception. Après cette séquence, les convives firent honneurs aux plats très variés qui leur étaient proposés.
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Publié dans Le Mali

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