Mardi 31 mars 2009
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Les joueurs de Stephen Keshi ont obtenu un nul précieux à Khartoum qui devrait leur permettre d'aborder la deuxième journée avec sérénité
Ces dernières années, aucun pays n'a réussi à damer le pion aux Faucons du Soudan dans leur chaudron d'Omdurman à l'exception de la Côte d'Ivoire qui, sous la houlette de Didier Drogba, était
allée s'imposer 3-1 à Khartoum lors des éliminatoires du Mondial 2006. Des Pharaons d'Égypte détenteurs du record de victoires en coupe d'Afrique (5) aux Lions indomptables du Cameroun couronnés 4
fois en passant par la Libye, le champion d'Afrique 72, le Congo et bien entendu notre pays, toutes les sélections nationales qui ont croisé le fer avec les Soudanais au cours de la dernière
décennie se sont cassés les dents à Khartoum. Fort de ce constat, on peut dire que le match nul 1-1 obtenu samedi à Omdurman par les Aigles constitue, sinon une bonne opération, du moins un bon
départ pour notre pays qui avait été battu 3-2 lors de la dernière campagne par ces mêmes Soudanais.
Cela est d'autant plus vrai que les premiers matches sont toujours difficiles négociés (les Lions indomptables du Cameroun, le Sily de Guinée ou encore les Lions du Maroc peuvent en attester après
leur défaite face, respectivement au Togo, au Burkina Faso et au Gabon) et que les nôtres étaient privés des services de quelques cadres dont Mahamadou Diarra "Djila", Mohamed Lamine Sissoko "Momo"
et Drissa Diakité tous indisponibles. Et ce qui fait encore chaud au coeur après cette confrontation avec les Faucons, c'est le nombre d'occasions obtenues par les joueurs de Stephen Keshi qui
méritaient de l'emporter largement sur l'ensemble de leur prestation. Certes, la possession de balle fut du côté des locaux qui ont en outre obtenu la balle de match dans les arrêts de jeu.
Mais disons-le sans ambages, au nombre d'occasions nettes de but, il n y avait pas photo entre les deux sélections. En première mi-temps déjà, les Aigles auraient pu tuer le match n'eut été
la grande classe du keeper soudanais qui a gagné, coup sur coup, trois duels avec El Hadj Mahamane Traoré (29è), Frédéric Kanouté (33è) et surtout Adama Coulibaly (37è). S'y ajoutent, cette belle
frappe enroulée de Seydou Keïta déviée en corner, ce ballon un peu trop poussé par Moustaph Yattabaré alors qu'il s'était présenté seul face au gardien soudanais et ce penalty injustement refusé au
nouvel rentrant Modibo Maïga déséquilibré en pleine surface par un défenseur adverse alors qu'il s'apprêtait à armer son tir. Mais ces nombreuses occasions et la belle prestation de certaines
individualités notamment El Hadj Mahamane Traoré (sans doute le joueur le plus en vue des Aigles) et Frédéric Kanouté ne doivent pas occulter les lacunes étalées par les joueurs de Stephen Keshi.
Entre autres, on peut citer le faible rendement des deux latéraux Adama Tamboura et Souleymane Diamouténé sur le plan offensif, le manque de vivacité de Seydou Keïta et Sidi Yaya Keïta dans l'entre
jeu et le manque de complémentarité entre le trio d'attaque qui était composé de Frédéric Kanouté, Soumaïla Coulibaly et Moustaph Yattabaré.
Aussi, sur le plan tactique l'équipe n'a pas réussi à quadriller le terrain comme il le fallait, permettant ainsi aux Faucons de bénéficier des espaces et de développer leur football basé sur le
jeu à une touche de balle. Or, les Soudanais ne sont dangereux que lorsqu'on leur donne le temps de développer leur jeu. Il va falloir corriger ces lacunes avant la deuxième journée des
éliminatoires et la visite des Black stars du Ghana qui évoluent un ton au dessus des Faucons. Lors de cette deuxième journée prévue le 6 juin, notre pays sera donc l'hôte du Ghana, tandis que le
Soudan rend visite au Bénin.