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Le programme « Filles et Sciences » de la Fondation Pathfinder a convié une quarantaine de jeunes filles surdouées d'Afrique de l'Ouest à une session d'encadrement qui se poursuit actuellement à Bamako. Les participantes à ce Camp, à allure d'intégration, sont des jeunes filles de la classe de 11ème année qui se sont révélées lors de concours de génies en herbe au regard des notes de sciences particulièrement brillantes qu'elles ont obtenues en cours de l'année scolaire écoulée. Selon les organisateurs, la formation vise à assurer aux 40 sélectionnées une préparation aux disciplines scientifiques, à travers un encadrement de qualité en mathématiques, sciences physiques et chimiques, sciences de la vie et de la terre ainsi qu'en informatique. Les cours ont débuté mardi et ont été entrecoupés, vendredi par une brève visite au chef de l'Etat, Amadou Toumani TOURE.
C'est pour la dixième fois que se tient la formation à l'initiative de la Fondation Pathfinder du Dr.
Cheick Modibo DIARRA, éminent scientifique malien, connu pour avoir travaillé à la célèbre Agence spatiale américaine Nasa avant de devenir le directeur Afrique de Microsoft.
Les quarante prodiges de cette 10ème édition du Programme « Filles et sciences » proviennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du
Togo et du Mali. Cette année la session dont l'encadrement est assuré par près de 26 enseignants et responsables de la Fondation Pathfinder, a pour thème : «La sécurité alimentaire, un enjeu
prioritaire pour le développement socio-économique en Afrique.»
Sur le plan pédagogique, le Camp va être constitué de deux classes : une de sciences exactes et une autre de sciences biologiques, a-t-on appris des organisateurs. Une dizaine de scientifiques africaines modèles, choisies en fonction de leurs spécialisations (médecins, chercheurs, ingénieurs, architectes, enseignants, etc..) vont parler de leurs activités professionnelles, leurs atouts, les contraintes dans leur métier et expliquer comment elles concilient tout cela avec leurs rôles d'épouses. Les résultats des travaux de recherche seront présentés le 14 août 2009, suivi d'une cérémonie de clôture, le 15 août 2009.
Le Camp est à la fois un instrument d'éducation permettant aux différents pays impliqués de comparer leurs cursus, d'échanger sur les leçons apprises en matière d'éducation et un instrument d'intégration permettant de réunir au même endroit des jeunes filles, des enseignants, des encadreurs et des femmes scientifiques africaines de la sous région.
Depuis deux semaines, Radio France international diffuse les morceaux des 20 artistes sélectionnés pour le Concours "Prix Découvertes RFI". Les deux
candidats maliens de cette anné sont : Amkoullel et Vieux Farka Touré.
Un jury composé de professionnels de la musique choisira les trois finalistes. Puis le lauréat sera désigné à l'issue d'une seconde étape. Pour ce faire, le grand public pourra participer au vote
à travers le site internet de la Radio internationale. Le Lauréat du concours « Découvertes RFI 2009 - Musiques du Monde » recevra un prix d'un montant global et forfaitaire de sept mille (7000)
Euros, soit 4,5 millions FCFA. Il pourra bénéficier l'année suivante, d'une subvention d'appui à son développement de carrière par une participation à ses frais de tournée du ministère français
des Affaires étrangères, et d'une tournée en Afrique de l'ouest et du centre. Six Maliens déjà ont rempmorté le prix : Nahawa Doumbia en 1981, Amadou et Mariam en 1982, Habib Kouyaté en 1993,
Rokia Traoré en 1997, et Idrissa Soumaro en 2004. Ce musicien peul s'est imposé en trois albums comme l'un des rappeurs les plus doués de sa génération
Le sobriquet Amkoullel a éclipsé le vrai nom de l'artiste Issiaka Bâ. Cet enfant peul s'est engagé très tôt dans le mouvement rap. Ce genre à la fois festif et contestataire est inspiré du Hip
Hop. Ce mouvement avait gagné notre pays juste après les grands événements de contestations populaires de mars 1991. Amkoullel fait partie des pionniers du rap malien. Il partage cet honneur avec
Lassine Coulibaly dit King Lassy et les Rabbats Boys.
Le jeune artiste utilise dès ses débuts la technique de l'emphase. Ce procédé mise sur les paroles et la prouesse de leurs élocutions. "Farafina", la fameuse création d'Amkoullel en est un
exemple. Le jeune maestro peul lutte dans ses textes contre l'image négative que certains cercles donnent de l'Afrique. Ce combat de revalorisation de l'homme africain passe par la large de sa
culture à travers des oeuvres séduisantes. Le rap et la lecture certainement favorisent cette stimulation intellectuelle. Est-ce pour cela qu'il a choisi de s'appeler Amkoullel.
L'album Farafina du talentueux Amkoullel lui a valu le trophée "Tamani d'or" au titre de meilleur rappeur malien de l'année 2007.
En 2009, Amkoullel rafle trois (3) trophées au Mali Hip Hop Award : meilleur single, meilleur clip et meilleur featuring de l'année.
En trois albums, Amkoullel, s'est imposé comme l'un des rappeurs les plus doués de sa génération au Mali. L'expression "Amkoullel", l'enfant peulh, est avant tout le titre d'un roman du grand
écrivain malien, Amadou Hampaté Bah. Le rappeur a choisit ce sobriquet en connaissance de cause. Ce choix va dans le sens de l'engagement qui caractérise l'artiste Amkoullel, de vulgariser les
potentialités culturelles de l'Afrique.
Influencé par le rap américain, Amkoullel multiplie les collaborations. Il crée avec Alien D le groupe «Kouma Guerya», cette expression signifie littéralement "la guérilla par la parole. Mais
loin de se limiter au rap, Issiaka Bâ alias Amkoullel s'ouvre à d'autres influences musicales.
L'enfant peul devient un adepte du "flow". Ce terme définit la manière de chanter du rappeur. En effet, une même phrase peut être rappée de façon infini. Ce style est en général plus rapide et
plus rythmé que les autres types de chants. Le "flow" peut se concentrer sur le rythme, se rapprocher de la parole ou plus rarement d'une mélodie. La mode actuellement en vigueur pour jouer les
flows est de "surprendre" l'oreille de l'auditeur en utilisant des rythmes ternaires, dansants et changeants. Les rappeurs américains utilisent ce genre de procédés pour garder l'attention de
l'auditeur même si celui-ci ne comprend pas les paroles, dans le but de faire vendre leurs oeuvres dans le monde entier.
Amkoullel s'ouvre aussi à d'autres styles de musique. Il fusionne sans toutefois s'éloigner des rythmiques traditionnelles. Il intègre alors la troupe de Cheikh Tidiane Seck, participe deux fois
au Nice Jazz Festival. Il y côtoie les stars Manu Dibango, Keziah Jones, Rokia Traoré. Il fait des prestations en compagnie d' Alpha Blondy, Lobi Traoré ou Tiken Jah Fakoly. Au Mali le groupe des
rappeurs militants comme Amkoullel inclut aussi les Tata Pound et King Lassi.
Entre deux scènes, Amkoullel fait des études de Droit. Mais très vite la musique reprend le dessus. Son premier album, Infaculté, sort en 2002. Il diffuse des textes dérangeants contre
l'ignorance. Suivront Surafin (pot de vin) en 2003 et Waati Sera (Il est temps ! ) autoproduit avec le label Woklo Barka Prod en 2007. Cet opus milite contre l'image dévalorisante qu'ont les
Africains d'eux-mêmes.
L'artiste peul compte plusieurs compilations et mixtapes à son actif Amkoullel a managé des artistes chez Mali K7 où il occupait le poste directeur commercial chargé de la communication et de la
promotion des artistes. Membre fondateur de l'Association pour le Hiphop au Mali, il réunit et aide à émerger artistes, Djs, graffeurs, danseurs.
Amkoullel est aussi l'animateur vedette, en 2008,de Case Sanga 2 une émission de télé réalité diffusée sur la chaîne Africable. Chaque apparition du prodige, lors des primes de Case Sanga 2, au
palais de la culture Hampaté Bâ, déclenche l'hystérie chez les jeunes maliennes. La récompense de Meilleur groupe de Rap, obtenue aux Trophées de la Musique malienne en 2007, a certainement
amplifié le phénomène "Amkoullel".
Ce lundi 27 Juillet 2009, le Président de la Commission Nationale d'Organisation du Cinquantenaire de l'Indépendance du Mali, le Pr. Oumar Hammadoun Dicko, était face à la presse pour évoquer le programme de cet évènement inédit que notre pays s'apprête à vivre tout au long du mois de Septembre 2010.
Un programme ambitieux, à la dimension de l'évènement, et qui, par ailleurs, met en exergue le génie imaginatif de celui que les plus hautes autorités ont investi de leur confiance en vue de donner tout son éclat au dit évènement : en l'occurrence, le Pr Oumar Hammadoun Dicko.
Certes, personne ne doute de la compétence et de la capacité de cet ancien ministre des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration Africaine, puisque nos compatriotes de la diaspora restent encore nostalgiques des années qu'il a passées à la tête de ce département, M. Oumar Hammadoun Dicko s'était avéré un diplomate disponible, conciliant et engagé pour la défense des intérêts des Maliens de l'Extérieur et pour le rayonnement de l'image du Mali à travers le continent.
Mais de là à imaginer qu'il serait à même de rassembler tous les Maliens et tous les pays amis du Mali autour de ce qui constitue aujourd'hui un des mots d'ordre, à savoir, le Mali quinquagénaire, c'était un pas que ni ATT, ni le Gouvernement ne pouvaient franchir de prime abord, sans au préalable une étude approfondie.
Maliens de tous ordres, à vos marques !
Il semble finalement que c'est chose désormais possible, avec ce programme élaboré par la Commission d'organisation qui se propose de "faire connaître le Mali aux Maliens, faire connaître le Mali à l'extérieur, et faire connaître l'extérieur au Mali". On ne peut, en effet, mieux faire...
Du Mali profond à ses régions, en passant par ses cercles et communes, aux Maliens de la diaspora, à travers l'implication des Ambassades et Consultats au Mali qui serviront de pointsfocaux, jusqu'aux pays frères et amis du Mali, tous vibreront donc au rythme d'un Mali qui sera vieux de 50 ans en Septembre 2010.
Ce qui relève de l'inédit, c'est la création d'une Cité Internationale du Cinquantenaire du Mali pour symboliser l'amitié entre le Mali et ses pays amis (en Afrique et dans le monde). C'est également cette grande opportunité de construire des Pavillons dédiés au peuple malien.
D'une simple, mais combien noble fête donc, le Pr. Oumar Hammadoun Dicko entend faire, du Cinquantenaire de l'Indépendance du Mali, un véritable catalyseur de développement. Sous cet angle, la future Cité du Cinquantenaire ne peut que renforcer les liens socio-économiques et culturels entre le Mali et ses pays frères et amis.
Comme l'a déclaré si bien à propos le Président de la Commission d'Organisation du Cinquantenaire, "l'évènement est ambitieux, mais réalisable si tous les enfants de la Nation s'y mettent".
L'ACI s'y met déjà
Certaines structures comme l'Agence de Cessions Immobilières (ACI) ont "emboité le pas" en s'engageant d'ores et déjà dans cette entreprise patriotique d'envergure nationale et internationale. Par cet engagement, l'Agence de Cessions immobilières, au-delà même de son caractère commercial, se veu également une société citoyenne.
Cette conviction de l'ACI est déjà palpable sur le terrain, puisqu'elle entend la placer à un niveau encore plus élevé : d'où l'octroi d'un siège à la Commission Nationale d'Organisation du Cinquantenaire de l'Indépendance du Mali au Complexe Administratif et Commercial de l'ACI.
En plus, sous l'impulsion de l'Agence de Cessions Immobilières (ACI) et ses partenaires, le Mali célébrera ses 50 ans avec un nouveau Complexe Commercial ultra-moderne siitué en plein centre de la capitale, et un hôtel "Cinq Etoiles" de haut standing, toujours à l'ACI 2000. Un hôtel qui sera appelé "Hôtel-Mali", selon le Président de la République, Amadou Toumani Touré.
Signalons que les entreprises entamées par l'Agence de Cessions Immobilières (ACI), et qui se poursuivront, traduisent la volonté des responsables de l'Agence d'accompagner le Programme de Développement Economique et Social (PDES) du Président ATT. Vivement des initiatives de de genre, avant et après le Cinquantenaire de l'Indépendance !
En fin de compte, il faudra que dès à présent, les citoyens de tous bords fassent désormais en sorte que la nation malienne devienne encoreplus forte, pour que "les champs fleurissent d'espérance" et que "les cœurs vivrent de confiance", pour la prospérité du Mali et le bonheur des Maliens.
De 1973 à 1978, le musicien hors paire a travaillé pendant un bon bout de temps avec des artistes et groupes comme les Ambassadeurs avec Salif Kéita, Koly et les Acolytes à l'Hôtel de l'Amitié qui ont fait le beau temps de la musique Malienne.
De l'avis de Idrissa, le travail d'un artiste ou d'un griot consiste à faire référence aux aînés, contribuer consolidation de la paix pour le bien-être des familles et du pays, aider toute la nation à changer de comportement face aux maux qui rongent la société.
Si le deuxième album d'Idrissa Soumaoro est composé de 12 titres, le premier était de 14 titres dont 8 anciens figurant dans les enregistrements des 1969 à la RTM et 6 nouveaux. Parmi les chansons concoctées par Idrissa Soumaoro dans son 1er album, c'est le titre « ancien combattant » y figure qui est une histoire réelle que l'artiste nous a révélée au cours notre entretien.
A ses dires, l'histoire s'est passée dans son village chez un ami à Ouélessebougou à quelques kilomètres de Bamako. Les faits : Un jour lorsque Idrissa prenait du thé avec son ami dont le père fut un ancien combattant, un jeune homme du village poursuivait sa sœur. Et cette dernière est venue se réfugier chez le vieux. Malgré tout, le jeune homme a corrigé sa sœur.
Pour le Vieil ancien combattant, selon les coutumes, quand un enfant se confie à quelqu'un, on le laisse. Etant fâché, le vieux proférait des injures contre le jeune homme.Souvent l'ami de M. Soumaoro se moquait de lui et lui aussi n'a eu comme solution que de profiter de la scène jouée par son père. Et c'est ainsi qu'il improvisa ce que disait le vieux et c'est petit à petit que Idrissa à améliorer cette œuvre pour en faire une chanson.
Marié à une battante, le virtuose de la musique malienne s'est marié très tôt d'ailleurs, à la l'âge de 24 ans. Chose qui a fait de lui un homme comblé aujourd'hui. Puisqu'il ne parait pas à son âge, il parait plus jeune. Son fils Sidi Soumaoro alias Ramsès, le pivot du groupe « Tata pound » qui est déjà devenu le fils de son père grâce à son talent en matière de la musique Rap. Une affaire qui marche très bien pour lui ainsi que les membres du groupe que sont Dixon et Djodama.
Depuis 2004, Idrissa a cessé de jouer de la musique de variété dans les grands hôtels et espaces culturelles de Bamako. Il se consacre maintenant à sa fonction d'Inspecteur général de musique, ainsi que les tournées et concerts à l'intérieur et à l'extérieure du Mali.
Les vrais problèmes d'un artiste au Mali
Selon l'explication de l'artiste hors paire, les artistes Maliens sont confrontés à de nombreux problèmes dont le manque de formation ainsi que le fléau de la piraterie. « C'est dommage que les artistes qui sont les ayant droits ne jouissent pas du fruit de leur métier. Pour résoudre le problème de la piraterie au Mali, il faut l'implication des artistes d'abord et l'Etat pour que les artistes puissent rentrer dans leur droit ».
Comme conseil, suggérera Idrissa Soumaoro, le travail bien fait, l'écoute des personnes âgées pour apprendre, la patience. Il a, par ailleurs, souligné que l'évolution de la musique Malienne est assez satisfaisante, c'est pourquoi elle a fait de nombreuses percées de l'Afrique aux Etat unis en passant par l'Europe ces derniers temps.
« Il faut que le gouvernement s'implique dans la lutte contre la piraterie et ce serait un plus pour le bonheur des artistes » conclura t-il.
Natif de Ouélessébougou dans le « Djitoumou »,
Idrissa Soumaoro est aujourd'hui l'Inspecteur général de musique. c'est lui qui s'occupe depuis 1996 du suivi pédagogique dans les lycées sur tout le territoire National. Diplômé de
musicographie Braille, le roi de la musique Malienne a fait 18 ans d'enseignement à l'Institut national des aveugles.
« Le nombre d'albums produit ne fait pas l'artiste, mais la durée d'écoute de l'album dans le temps » , c'est ce que nous laissé entendre l'auteur de « Ancien combattant » lorsque nous sommes allés à sa rencontre chez lui à Badalabougou sema II où il était seul dans une salle, entouré par les différents instruments musicaux qu'il joue. Agé de 60 ans, le maestro Idrissa Soumaoro à un seul album à son actif intitulé « kôtè » sorti le 22 mai 2003, un album qui après une production nationale a été reproduit plusieurs fois en France, en Angleterre et au Mali. Chose qui a mis en retard la sortie de son deuxième album enregistré depuis 2005 au studio Bogolan. Grâce au succès de son premier album, Idrissa fut le lauréat du Prix découvert RFI 2004. C'est seulement le mardi 14 juillet dernier au « studio Bogolan » qu'il a finalisé son deuxième album accompagné par un grand musicien Français M. François Breant. Ce nouvel album est composé de 12 titres et sera dans les bagues en fin d'année.
Cette sortie va sûrement couper le souffle aux fans d'Idrissa soumaoro, car il contient les dernières voix et guitare de Ali Farka Touré qui, malgré sa maladie, a voulu participer à cet album. La voix de Kandia Kouyaté y figure aussi.
En ce qui concerne les innovations apportées dans le nouvel album, selon son auteur, c'est que le premier était fait de rythmes variés entre la Rumba, le Blues, la musique populaire Malienne à travers la musique des chasseurs et du Diazz. A ces variétés s'ajoutent la pinta tonie de Wassoulou et la musique orientale.
Idrissa Soumaoro est issu d'une famille où la musique n'est pas un métier. Mais son destin a fait de lui un artiste hors paire. C'est pourquoi dès à bas âge, il commença sa carrière musicale étant élève. A cette époque déjà, Idrissa jouait des instruments de musique comme le Pupo qui est une sorte de flûte à six trous, le Kamélé N'goni et la guitare qui lui a été enseignée par son beau frère le regretté Idrissa Diakité qui fut enseignant et musicien. C'est après tant d'années d'apprentissage en la matière qu'Idrissa Soumaoro intègre l'orchestre « Djitoumou Diazz » où il fut l'animateur principal de par le son de sa guitare et la qualité de sa voix exaltante.
Après son admission au DEF en 1967, Idrissa Soumaoro a opté pour l'Institut National des Arts (INA) où il eut l'embarra de choix entre la musique et le dessin. Le paradoxe est qu'il était très doué en musique et en dessin mais finalement, il opta pour la musique qui, selon lui-même, est une passion. C'est pourquoi dira t-il : « la musique est une passion pour moi. C'est pourquoi d'ailleurs j'ai quitté ma famille pour aller vers ma grande sœur au profit de la musique et c'est son mari qui ma encadré en tant que musicien. C'est grâce au regretté Idrissa Diakité que je suis devenu ce que je suis aujourd'hui. Il fut un père spirituel pour moi que Dieu lui accorde le paradis ».
C'est après sa formation à l'INA que Idrissa Soumaoro s'envolera pour des études supérieures et pour faire sa spécialisation en musique Braille en Angleterre où il décrocha un diplôme de musicographie Braille.
L'auteur de « Ancien combattant » est un artiste compositeur qui sait aussi manier la guitare, la flûte, le piano et le Kamélé N'goni. Et c'est avec une bonne dose d'humeur et d'humour que le monstre sacré de la musique Malienne s'adresse à son auditoire depuis les années 1969 à travers ses premiers enregistrements au nombre de trois volumes à la RTM le nom d'antan de L'ORTM.
La musique de M. Soumaoro est du genre kôtè, le raccourci du kôtèba qui est une forme musicale mettant en scène les tares de chacun. Ainsi, tout le monde se reconnaît dans cette musique en bien ou en mal. Aux dires de M. Soumaoro, au sein sa famille, il n'y a pas de mystère autour de la chanson, c'est pourquoi, il s'en sort partout en matière de la musique et cette qualité qui a fait de lui virtuose de la musique du Mali.
Les enfants de l'école avec leur moustiquaire
moustiquaires pour les enfants devant l'école de Nalou
L'équioe et les moustiquaires sur le
chemin de Nalou