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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 13:35

Roman mêlant dans un style conté toutes les figures de l'Afrique ... un voyage dans de la politique africaine à travers le prisme bien africain du conte. Un livre croustillant écrit avec finesse.

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Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Livres
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 13:29
Suite de l'article paru dans le "Soir de Bamako" du 25 janvier 2008

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La ville des souverains et des explorateurs
            Tombouctou, ou plutôt Tim-Bouctou (“Le puits de la vieille Bouctou”). Malgré sa lointaine origine, la ville est restée, des siècles durant, sans vraiment payer de mine. D’où le mystère qui planait et plane encore sur elle. Tim-Bouctou ne payait pas non plus l’électricité, dont elle n’en a été dotée qu’assez tardivement.
            Créée par les Touaregs (dits Kel Tamashekhs) entre 1100 et 1103, Tim-Bouctou est le port du Sahara vers l’Afrique sahélienne. Après les déclins de Oualata (Mauritanie), de l’empire du Ouagadou et du Ghana, la ville s’est réveillée d’une certaine somnolence économique.
            Grâce au savoir ancestral que la ville a conservé, elle a acquis une notoriété internationale. La preuve : de nos jours encore, c’est à la seule évocation de Tim-Bouctou que certains pays ou habitants de la planète arrivent à situer géographiquement le Mali : c’est tout dire.
            Mais elle garde encore bien de ses mystères qui confinent au mysticisme, d’abord de par la grandeur de ses érudits et ensuite, de par la splendeur du règne de ses grands hommes du passé : entre autres, Soni Ali Ber, Askiya Mohamed, Firhoun, Al Farouk... L’édification du centre “Ahmed Baba“, pour la conservation d’archives et de parchemins, y est aussi pour grand chose...
            Tim-Bouctou témoigne des premier et deuxièmle traités littéraires, rédigés par de grands érudits venus des contrées arabes : le Tarik Es Sudan et le Tarik El Fetach. Tim-Bouctou, c’est la ville qui a vu passer... 154 souverains marocains (les Pachas ), et 97 d’entre eux y ont effectivement régné !
            En 1828, un certain Réné Caillé fut reçu en grande pompe à Ségou, avec tous les honneurs dus à son rang d’explorateur français. Dans ses carnets de voyage, il ralate sa traversée du désert saharien (au sens propre du terme), venant des rivages de l’actuelle Guinée, transitant par le Soudan Français, et faisant escale... à Tim-Bouctou.
            Les explorateurs Allemand et Ecossais, Barth et Mungo Park, avaient juré de suivre le cours du fleuve Niger et de savourer eux aussi le mythe de la vieille Tim-Bouctou. Que cette antique cité de... 907 ans soit aujourd’hui classée Patrimoine Culturel Universel  de l’UNESCO n’étonne donc plus personne. Car, qui ne connaît pas ou n’a pas connu le Mali ou le Soudan Français connaît sûrement Tim-Bouctou.
            Tim-Bouctou, c’est une ville hétéroclite où se sont toujours côtoyés Tamasheks, Toucouleurs, Foutas, Sonrhaïs, Peuls, Marakas, Bambaras... Et la sainteté des 333 de Tim-Bouctou était autrefois si vénérée qu’il était interdit de venir sévir dans la ville.
            Aussi, pour se soustraire à toute poursuite judiciaire, des fuyards et autres criminels allaient s’y réfugier. Mais d’autres sources avancent que dès qu’ils franchissaient les portes de la ville sainte, lesdits malfaiteurs se reconvertissaient automatiquement, comme mus par une force invisible.
 
Qui est Ahmed Baba ?
 
             Certaines sources situent sa naissance au 26 Octobre 1556; mais certains ouvrages la situent bien avant cette date. C’est dire que la naissance de l’érudit suscite encore des controverses.
            En 1591, l’expédition marocaine qui pénétra dans la ville de Tim-Bouctou fut très suprise d’y découvrir cet érudit dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant : Ahmed Baba.
            En fait, l’homme était non seulement écrivain, juriste, historien et astronome, mais il était aussi le plus instruit des lettrés en arabe. Mieux, il était le Chef de la résistance contre l’usurpateur marocain. Ahmed Baba ne tarda donc pas à être appréhendé par le Commandant des détachements marocains, le Pacha Djouder.
            Au cours de son “odyssée”, Ahmed Baba avait attérri un 20 Juin à Marrakech (Maroc), après plus de cent jours d’un périple au cours duquel il se fractura une jambe au niveau du fémur.
            En fait, c’est en 1593 qu’il fut déporté au Maroc. Le Sultan marocain de l’époque, El Mansour, qui le connaissait déjà de nom et de renom, se contenta de l’assigner à résidence. Et Ahmed Baba en profita pour dispenser son enseignement aux Marocains.
            Subjugués par ses connaissances, les intellectuels marocains intervinrent pour sa libération. Le Sultan El Mansour lui rendit alors sa liberté, et Ahmed Baba rejoignit Tim-Bouctou le 27 Mars 1607. C’est là qu’il s’éteindra le 22 Avril 1617.
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Par Eric LE BRUSTIEC - Oumar DIAWARA - Publié dans : Le Mali
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 13:11
La consultation des villageois, l'analyse des besoins locaux a permis de mettre en place sur Nalou un fonctionnement adapté aux réalités du terrain. 

Tout d'abord la commission de gestion de la Banque a intégré en son sein, selon les souhaits de Planet Equitable des femmes, ce qui n'est pas forcément dans les moeurs traditionnnelles dogons ... Mais le travail sur place de Aly a permis de faire passer cette "évolution" ...

Le système de prêt est particulier car il met en place un prêt de céréales avec remboursement en nature, mais le taux est très variable, pour les familles indigentes cela peut aller jusqu'au don sans remboursement. Cependant, personne n'abuse de ce système car dans le village, faire une demande de prêt sans remboursement cela veut dire que la famille n'est pas autonome et ne peut subvenir à ses besoins et cette démarche n'est pas simple à envisager pour le chef de famille. 

Pour certains, le remboursement n'est que de la moitié, cela se fait aussi en fonction des personnes afin que le remboursement ne vienne pas se faire avec les grains destinés à l'alimentation de la famille. Toutes ces démarches sont gérées collectivement par le comité de gestion villageoise. 

Planet Equitable a permis la construction du lieu et a amené sur place, grâce aux différents dons un camion plein de céréales pour remplir le stock. Grâce à cette action, les villageois ont évité de s'endetter pour acheter de quoi manger ou de quoi planter dans les champs.

Nous espérons que cette action aura réduit la malnutrition dans le village et de fait évité quelques décès chez les personnes les plus fragiles ( jeunes enfants, personnes agés ... ) 

Le village en garde un excellent souvenir et a continué à solliciter Planet Equitable en soutien de son développement, notamment pour la construction d'une école ... Mais ceci est une autre histoire ...

Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 13:26
Bonjour, 

Aujourd'hui, la première partie d'un article tiré du "Soir de Bamako" et signé du journaliste Oumar Diawara concernant l'appelation des villes maliennes, la première partie traitant de Mopti et la deuxième de Tombouctou ...

Un article très intéressant et enrichissant :

"Soit par déformation linguistique, soit par manie de vouloir “coloniser“, voire tout rebaptiser... même nos grandes villes et localités, l’ancien colonisateur n’avait jamais pu, ou ne s’était jamais résolu à prononcer correctement leurs noms, du moins tels que les ont baptisés leurs fondateurs: nos ancêtres.
C’est ainsi que la presque totalité des capitales et grandes villes africaines ont perdu et l’orthographe, et la phonétique de leurs noms authentiques. Et sous nos cieux, l’on peut citer, entres autres, les exemples de Sikasso, Bandiagara, Tombouctou et Mopti. Sans compter que, dans ce contexte, la liste n’est pas exhaustive.                 En effef, si les fondateurs de ces localités devaient ressusciter aujourd’hui, ils seraient interloqués, sinon catastrophés au plus haut point, en entendant la prononciation, plutôt la déformation actuelle qu’on a faite de ces anciennes bourgades qu’ils ont eux-mêmes baptisées. Car il est évident que sur le plan de la prononciation phonétique et la signification dialectale, autant le nom Sikasso est différent de celui de Bandiagara, autant celui de Mopti ne ressemble pas à celui de Tombouctou.                En effet, le noms originels de Sikasso et Bandiagara étaient “Siga ka so” et “Mbagna ngara” qui veulent dire respectivement : en bamana, “La maison de Siga”, et en peuhl, “Que tu détestes, que tu viennes“.                 Les premiers noms de Tombouctou et de Mopti, quant à eux, étaient Tim-Bouctou et Motou ou Moti, qui veulent dire : “Le puits de Bouctou” (pour Tombouctou), et pour Moti, “Rassemble, rassemblé, réuni”, en peuhl.                Signalons qu’au Sénégal, par exemple, il existe une ville dont la signification est tout le contraire de celle de “Mbagna-ngara” (Bandiagara). Il s’agit de “Wéli-ngara“, qui, en peuhl, veut dire “C’est bon, que tu viennes”, “Tu es venu parce que c’est bon ” ou “Bienvenue ”...                 Ainsi, les noms de beaucoup d’autres villes et localités africaines ont été déformées par le colonisateur. C’est dire, en fait, qu’un village, une ville, une contrée, et un pays ont beau avoir son nom originel, il est très rare, voire très difficile qu’ils conservent leurs histoire et authenticité. Et pour cause : il est dit qu’avec le temps, la négligence et l’oubli reforment et transforment tout.                 En fin de... contes, l’acharnement et l’entêtement du colonisateur à vouloir nous faire oublier ...même nos noms authentiques n’avaient d’égale que leur ignorance de nos us et coutumes. Et lorsque la manie coloniale “d’européaniser” les noms africains s’en est mêlée, alors bonjour les dégats culturels. L’historique d’une “               Motou” ou “Moti” : “Rassemble, rassemblé”, en peuhl. Les Marakas surnommaient la ville “Issaka“, et les Dogonos, “Saga”. Mais Moti a été surnommée, pour la première fois, “La Vénise du Mali” par l’éminent Professeur et historien, Bakary Kamian. Du reste, les Kamian ne sont-ils pas des Somonos, une des ethnies qui ont pour beaucoup contribué à la fondation de la ville ?                D’autre part,il est évident que lorsqu’un Bozo ou un Somono s’établit définitivement quelque part, c’est qu’il y a assez d’eau pour lui permettre d’exercer sa profession favorite : la pêche. Et Moti, pardon, Mopti, se prêtait parfaitement à la situation. Vénise
                En effet, la ville s’est fondée et a acquis son nnom à partir d’une idée ioriginale. Le site était presqu’entièrement inondé, et seule une file d’ilôts émergeait de cette étendue aquatique. Mais les premiers habitants voulaient y rester, vivre et cohabiter. Ils eurent donc l’initiative de rassembler ces ilôts par des bandes de terre, afin d’y bâtir leurs maisons.
            Autrefois, le lieu était si inondé que certaines maisons s’enfoncaient au fil des ans. Mais la pluviométrie diminuant d’intensité, d’année en année, la nappe phréatique située en dessous de la ville s’asséchait ou se retirait au fur et à mesure. Dégradation environnementale... désoblige. Ainsi, la ville s’est allongée et élargie de plus en plus.
            Mopti pardon, Moti est peut-être la seule ville d’Afrique entièrement entourée d’eau. Même si sa “jumelle” italienne, Venise, entièrement bâtie sur des lagunes, a plus de débouchés qu’elle.
            Vers 1888, Motou était un village peuplé de 700 à 800 habitants, essentiellement compossés de pêcheurs bozos et Somonos. C’était aussi le port d’attache de l’érudit Tidiani de Mbagna-ngara (Bandiagara), fondateur de la confrérie “Tidianiya”. Avec le temps, près de 100 000 déplacés affluèrent de Macina vers Moti.
            En 1909, les colons français choisirent la ville comme port militaire, en raison de sa sécurité stratégique. En 1917, le cercle de Djénné fut supprimé et rattaché à Moti. Et le pays Dogono (la contrée des falaises ) envoyait aussi son surplus d’habitants vers la “Capitale” (Moti). Pourtant, certaines bourgades comme Konna, Kouakourou et Déguèmbèrè seraient plus anciennes que Motou.
            Il n’empêche qu’en 1897, la “Vénise” était valorisée par de belles dames parisiennes qui y débarquaient en masse, à la recherche... d’aigrettes, cette variété de hérons à la plume et au panache très pittoresques. On raconte même qu’un colon français y a épousé... sept femmes peuhles, avant de fonder l’actuel quartier de “Charles-Ville”, devenu, depuis lors, le secteur administratif.
            Moti était et demeure encore le principal port malien de pêche, avec des succursales à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), Bouaké (Côte d’Ivoire)... bref, dans toute la sous-région et bien au delà. C’est que, comme l’affiramait si bien le défunt sage, Amadou Hampaté Bah, “là où ne manquent ni eau, ni herbe, ni poisson, la vie n’arrête pas de sourire”."
Par Eric LE BRUSTIEC - Oumar DIAWARA - Publié dans : Général
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /2008 18:42
En 2005, à la suite d'une période de sécheresse importante et de passage de criquets sur les récoltes au Pays Dogon, les récoltes furent maigres. 

Le village de Nalou, en plein coeur du Pays Dogon a sollicité Planet Equitable afin que l'association aide le village à éviter une pénurie alimentaire importante. Après une mission d'évaluation qui révéla que le réel isolement du village et que la situation pluviométrique du moment avaient effectivement mis à mal les réserves des villageois, Planet Equitable décida d'intégrer la création d'une Banque Alimentaire dans ses programmes de développement local. 

Une grande opération pour lever des fonds a donc été organisée auprès des partenaires et amis de Planet Equitable afin de financer la construction puis l'approvisionnement d'une Banque Céréalière dans le village de Nalou. 

Après avoir fait fonctionner ses réseaux d'amis, de clients et de sympathisant, l'association a pu donner le feu vert à Aly Napo pour qu'il puisse mener à bien le travail de préparation, d'implication et de sensibilisation auprès des villageois. 

Le but étant d'impliquer au maximum les habitants dans le fonctionnement et le lancement de cette Banque afin de pouvoir pérenniser cet établissement. La Banque devait, après le coup de main donné au lancement pouvoir fonctionner de manière autonome par la suite pour que cette situation de crise ne se renouvelle pas ...

Les consultations auprès des populations locales et la vision de Planet Equitable liée à la parfaite connaissance du local de Aly nous a permis de mettre en place des règles plus ou moins innovantes ...


a suivre ..
Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 18:55

Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti où il fréquente l'école fondamentale. Entre 1966 et 1969, il est inscrit à école normale secondaire de Badalabougou à Bamako pour devenir instituteur.

Finalement, il intègre l'armée en entrant à l'école interarmes de Kati. Au sein du corps des parachutistes, il grimpe rapidement les échelons. Après plusieurs stages en URSS et en France, il devient commandant des commandos parachutistes en 1984.

En mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang, il participe au coup d'État contre Moussa Traoré et prendra la présidence du Comité de transition pour le Salut du peuple et assurera les fonction de chef d'État pendant la transition démocratique.

Il organise la conférence nationale (qui s'est déroulée du 29 juillet au 12 août 1991), puis des élections législatives et présidentielle en 1992. À l'issue de ces élections, il remet le pouvoir au nouveau président élu Alpha Oumar Konaré. On le surnomme alors le « soldat de la démocratie ».

Il fonde et dirige une fondation pour l'enfance.

En juin 2001, il est l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en République centrafricaine, après un coup d'État manqué contre Ange-Félix Patassé.

En septembre 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l'armée. Il décide de se lancer dans la vie politique en posant sa candidature pour l'élection présidentielle. Il est élu président du Mali lors de l'élection présidentielle en mai 2002, avec 64,35 % des voix au second tour. Son adversaire Soumaïla Cissé, ancien ministre, obtient 35,65 % des voix.

Sa présidence est assez atypique, il n'appartient à aucun parti politique et son gouvernement regroupe tous les partis du pays. Lors de son élection en 2002, il nomme Ahmed Mohamed ag Hamani comme Premier ministre. Celui-ci démissionne le 28 avril 2004 et est remplacé par Ousmane Issoufi Maïga. 


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Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Le Mali
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 13:54

Qu'est-ce qu'une banque céréalière, à quoi ça sert ? 

La Banque céréalière est un dispositif décentralisé de sécurité alimentaire, organisé et géré par les agriculteurs au niveau du village. C'est un outil de développement local qui permet d'associer la participation populmaire à la lutte contre l'insécurité alimentaire.
 
La Banque Céréalière collecte et achète les céréales, les stocke, les conserve puis les revends aux populations en période de soudure à prix non spéculatif, assurant ainsi l'approvisionnement céréalier du village et sa sécurité alimentaire. 

L'achat des récoltes est réalisé après les récoltes auprès des producteurs excédentaires, sur fonds propres ou obtenus par crédits auprès de systèmes de financements décentralisés. 

Le remboursement peut se faire en nature, par exemple on emprunte 100 kg de mil en période de soudure, ou pour semer  et on rembourse 110 kg après la récolte . 

La Banque céréalière nécessite la mise en place d'un comité de gestion villageois qui suit la gestion des stocks, des emprunts et la moralité de la gestion.
Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 17:37

Ce livre d'Ahamadou Kourouma est son dernier, il n'a pu le finir complètement avant sa mort. Dans ce volume, on retrouve Birahima l'enfant Soldat de "Allah n'est pas obligé" qui une fois démobilisée se retrouve en Cote d'Ivoire. Dans ses aventures, il reprend l'histoire du pays depuis son origine. 

Ce livre nous apporte une lumière très importante sur le conflit ivoirien entre ses tenants et ses aboutissants, même si dans certains de ses livres, Ahmadou Kourouma utilisait des métaphores et des formules pour désigner certains dirigeants africains, il livre ici un pamphlet contre les dirigeants de son pays. Tout en gardant sa verve et son écriture si plaisante.


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Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Livres
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 18:29
La Fédération du Mali a rassemblé le Sénégal et le Soudan français (actuel Mali) entre 1959 et 1960.
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Histoire


En 1958, le débat sur le fédéralisme divise la classe politique africaine. Les fédéralistes Léopold Sédar Senghor et Modibo Keïta seront les artisans de la Fédération du Mali, regroupant les colonies françaises du Sénégal, du Soudan français, de la Haute-Volta (futur Burkina Faso) et du Dahomey (futur Bénin). La fédération est créée en janvier 1959, mais dès le mois de mars, le Dahomey et la Haute-Volta se retirent. Modibo Keïta prend la présidence du gouvernement et Léopold Sédar Senghor celle de l’assemblée fédérale. En mai 1959, de Gaulle reçoit Modibo Keita et reconnaît l’indépendance de la Fédération du Mali, qui sera proclamée le 20 juin 1960. Durant l’été, les dissensions entre Sénégalais et Soudanais sur leurs conceptions politiques entraînent l’éclatement de la Fédération du Mali. Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance. Le 22 septembre, Modibo Keïta proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la République du Mali.
 
Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Le Mali
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /2008 18:21

Joli livre de photos qui sort un peu de l'ordinaire. Le rapport aux personnes y est privilégié et l'on ressent bien toute la magie de ce pays si ensorcellant.
A noter les jolis textes de Morgane Veslin. 

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Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Livres
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