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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 18:36
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Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable - Communauté : Terre d'Afrique
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 18:08

002104Près de 900 nouveaux policiers viennent d'achever leur formation. Une aubaine au regard des gros besoins d'effectif

 

L'effectif de la Police nationale s'étoffe nettement. Une nouvelle vague de 890 policiers vient d'achever sa formation. Il s'agit des 11è, 16è et 12è promotions du contingent 2007-2008 de l'École nationale de police (ENP).
La cérémonie de sortie de ces promotions s'est déroulée hier sous la présidence du chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré.
Les trois promotions porteront respectivement les noms du colonel Sambou Soumaré, du contrôleur général de police Lassine Diarra et de l'adjudant-chef de police Moussa Diakité. La cérémonie de sortie qui s'est déroulée dans la cour de l'École nationale de police, a enregistré la présence de plusieurs autres personnalités : le Premier ministre Modibo Sidibé, des membres du gouvernement, dont le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, et son homologue de la Défense et des Anciens combattants, Natié Pléah. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara et le médiateur de la République, Me M'Bam Diarra, étaient présents.
La cérémonie d'hier consacre le couronnement d'environ 6 ans de formation théorique et pratique sur les différentes modes d'intervention des nouveaux policiers. Au total, ce sont 890 élèves policiers qui entrent ainsi de plain-pied dans leurs corps respectifs : 82 élèves commissaires (dont 16 femmes), 102 élèves inspecteurs (dont 12 femmes) et 684 élèves sous-officiers (dont 115 femmes).
C'est à 10 heures précises que le président de la République, Amadou Toumani Touré, fit son entrée dans la cour de l'Ecole nationale de police. Revue des troupes, salut des corps constitués, installation dans la loge officielle.
Dans son intervention, le directeur de la formation, le contrôleur général de police N'Tio Coulibaly, a félicité les jeunes stagiaires pour leur engagement et leur détermination à servir la nation. Les nouveaux policiers, a-t-il expliqué, ont été recrutés soit par voie de concours direct, soit à titre professionnel. Ainsi pour les élèves commissaires, sur les 82 admis, 59 ont été recrutés par voie de concours direct dans différentes spécialités : 8 en droit privé, un en droit public et autant en psychologie, en sociologie, en management et en télécommunication. Deux autres sont spécialistes en informatique tandis que 65 sont généralistes. Les 23 autres qui sont des professionnels ont été admis sur titre parce que détenteur de maîtrise.
Sur les 103 élèves inspecteurs, 5 sont des professionnels détenteurs d'un diplôme d'études universitaires et un autre a été admis à titre exceptionnel. Les 87 autres l'ont été par voie de concours direct. Ils se repartissent ainsi : 81 généralistes, un technicien supérieur en comptabilité, autant en télécommunication, en santé et en informatique et deux sages-femmes.
Les 684 élèves sous-officiers ont tous été recrutés par voie de concours direct dans diverses spécialités : maintien de l'ordre, secrétariat, santé, comptabilité, télécommunication, froid, mécanique auto, conduite, photographie et archivage.
Après trois mois de formation basique de l'ENP, les élèves ont accédé à la formation professionnelle en novembre 2003. L'examen de fin de cycle a donné les résultats suivants : chez les élèves commissaires, sur les 82 recrutés, tous ont été admis, soit 100%. Sur les 103 élèves inspecteurs, 101 ont été admis, soit 98,05%. Le taux de réussite des sous-officiers est de 97,87%, c'est à dire 670 admis sur 684.
Pour N'Tio Coulibaly, ces résultats de l'ENP témoignent de la détermination des responsables de l'école de doter notre pays d'une police nationale efficace, proche du citoyen et capable d'anticiper les nouvelles formes de criminalité. Le directeur de la formation a appelé les jeunes policiers à servir la nation avec les valeurs que sont la loyauté et l'honnêteté.
Le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Niamé Keita, a remercié le président de la République et le gouvernement pour les efforts consentis ces dernières années en faveur des forces de sécurité. En effet, depuis quelques années, celles-ci bénéficient de recrutements importants traduisant la volonté des plus hautes autorités de renforcer leurs capacités opérationnelles pour une meilleure sécurisation de la population.
Niamé Kéïta a expliqué que la diversité des spécialités traduit le souci du département de moderniser la police nationale en vue de maîtriser les nouvelles formes de criminalité. Il s'est par ailleurs félicité des promotions aux grades supérieurs intervenues en janvier dernier et des promotions et décorations à titre exceptionnel au bénéfice des actions d'éclat.
Le directeur général de la police a également salué les résultats des forces de l'ordre : 5618 opérations de patrouilles effectuées au cours desquelles plus de 11 000 personnes ont été interpellées, dont 35 repris de justice. 41 personnes ont été déférées devant les tribunaux. La police a saisi 68 boules de cocaïne et 45 boules de chanvre indien, 5 pistolets mitrailleurs, 222 chargeurs de PM, deux fusils mitrailleurs, 1009 cartouches. Une cinquantaine de motos ont été récupérées tandis qu'une dizaine de groupes de bandits armés ont été démantelés. Ces résultats sont certes flatteurs mais il ne doivent pas faire oublier les défis à relever, a souligné Niamé Keita, avant d'exhorter ses jeunes collègues à s'inspirer des illustres aînés dont les promotions portent les noms.
Après ces interventions, débuta la remise des galons. Cette séquence débuta par les élèves commissaires suivis des inspecteurs. Tous seront ensuite invités à prêter serment d'accomplir leur fonction en toute loyauté et au service exclusif de la nation.
Les trois majors de promotion, Seydou Mamadou Doumbia (commissaire), Amadou Mamoutou Dembélé (inspecteur) et Idrissa Youssouf Traoré (sous-officier) ont reçu leurs diplômes des mains du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, du directeur général de la police et du président de la République. Amadou Toumani Touré a félicité les responsables et les encadreurs pour la qualité du travail accompli.
Le chef de l'État a estimé que cette sortie de promotions survenait à point nommé avec le gros besoin d'effectif de policiers pour assurer la sécurité d'une population toujours plus nombreuse. "Nos villes grandissent et avec elles, l'insécurité. Qu'elle soit routière, individuelle ou multiforme, nous devons forcément avoir à disposition des forces de police bien formées et aptes à intervenir pour assurer notre sécurité face aux malfrats", a précisé Amadou Toumani Touré, avant de demander aux jeunes policiers de mériter la confiance placée en eux. Il vaut mieux avoir un habit en lambeaux que d'avoir une réputation déchirée, a indiqué le chef de l'État en référence à un proverbe.
La cérémonie a pris fin par un défilé et une exhibition d'arts martiaux.

Par L. Diarra - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 18:00

ramatadiakite01Ramata Diakité, une des artistes talentueuses du Wassoulou, a tiré sa révérence le vendredi 30 octobre 2009 laissant derrière elle des milliers de fans inconsolables.
Sacrée meilleure artiste féminine de l'année 2006 au Tamani d'or, meilleur clip et meilleure artiste féminine de ce même Tamani en 2003, Ramata Diakité plus connue sous le nom de Ra, n'est plus. L'enfant de Bougouni est décédée le vendredi 30 octobre au Burkina Faso des suites d'une longue maladie.


Née dans une famille où personne ne chante, Ra dès l'âge de 12 ans, se lance dans la chanson. Après des débuts très difficiles, elle fait ses premiers pas dans la troupe de Djénéba Diakité, qui lui demande de participer à l'enregistrement de sa première cassette.
C'est le début de sa carrière musicale, bien que ses parents ne le voient pas du tout d'un bon œil. Choriste, Ramata manifeste des potentialités vocales remarquées et cela lui permet de voyager en France et en Afrique de l'Ouest et d'acquérir une grande expérience des concerts et du milieu musical. Elle est alors sollicitée par de nombreux artistes et arrangeurs pour faire les chœurs, notamment avec Samba Diallo, Yoro Diallo ou Tenin Sidibé...
En décembre 1995, Ramata enregistre sa première cassette et réalise une des meilleures ventes au Mali en 1996. Elle donne de nombreux concerts et participe avec Salif Kéita à une soirée malienne organisée en octobre 1997 à Paris. Elle a fait plusieurs albums dont la plus célèbre est "Na", qui est son second enregistrement réalisé à Bamako.
Dors en paix Ra !

 

ramata_diakite_749623048
 
Par Aminata Mariko - Publié dans : Général - Communauté : Terre d'Afrique
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 11:46
Et oui déjà 300 articles de publiés sur ce blog, que vous pouvez retrouver dans les archives ...

Ce blog, qui sert à retransmettre les informations de l'association Planet Equitable et du Mali en général existe depuis septembre 2007 et donc vu 300 articles, déjà ce n'est pas mal ...

Plus de 5000 visites et plus de 11 000 pages vues !

Le mois record ( le mois dernier, ce qui prouve que c'est en pleine évolution ) a permis d'afficher près de 1000 pages dans le mois !

Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable - Communauté : Terre d'Afrique
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 11:45
petit "duo" des Ogres de Barback avec Madina N'Diaye

Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 10:11
Voici quelques photos du siège de l'association Planet Equitable à Sévaré. Les travaux effectués cette année ont porté à 8 le nombre de chambres qui nous permettent d'accueillir les membres de l'association en visite au Mali. Les 4 nouvelles chambres construites cette année, l'ont été avec des principes de développement durable :

               - Emploi de matériaux locaux,
               - Emploi de main d'oeuvre locale
               - principes d'économies d'énergie grâce à une architecture empruntée aux techniques traditionnelles qui permettent de climatiser naturellement la chambre.

Ce sont donc là les premiers écolodges du Mali, dont le ministre du Tourisme Mr N'Diaye Bah est venu saluer l'ouverture.



Mr N'Diaye Bah, ministre du Tourisme et de l'Hotellerie du Mali et Aly NAPO, Directeur Technique, Planet Equitable Mali



Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable - Communauté : Terre d'Afrique
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 11:56

tikenjah_dadisAu cours d’un point de presse organisé le mercredi 14 octobre 2009, à son domicile Bamakois, Ticken Jah Facoly, célèbre musicien ivoirien du reggae, après avoir condamné les tueries du 28 septembre 2009 à Conakry, s’est dressé contre la politique de deux poids deux mesures des Etats occidentaux en Afrique.


 

La Guinée va mal. Et cela coupe le sommeil à Ticken Jah Facoly. Après l’exemple ivoirien, le reggaeman ne souhaite plus voir un autre pays de l’Afrique de l’ouest sombrer dans une crise qu’on peut éviter. Pour cela, il a pris son bâton de pèlerin pour prôner le dialogue serein entre les différentes parties guinéennes avant qu’il ne soit trop tard. « Il faut poser des actions anticipatives en Guinée pour éviter que ce pays ne connaisse une guerre civile aux conséquences désastreuses », a-t-il déclaré. Après avoir soutenu que sa démarche ne vise pas à soutenir un ou combattre un pouvoir ou une opposition, Ticken Jah Fakoly a indiqué que les leaders d’opinion en Afrique doivent dénoncer un certain nombre de choses, notamment la politique de deux poids deux mesures que les occidentaux appliquent en Afrique au gré de leurs intérêts.

Ensuite, Ticken s’est souvenu qu’il a été parmi les premiers a demander au pouvoir de l’époque en place en Côte d’Ivoire de laisser Alassane Dramane Ouattara allé à la compétition présidentielle. « Mais, à l’époque, j’ai pas été entendu et aujourd’hui, après des milliers de morts et une guerre qui peine à prendre fin, les autorités ivoiriennes sont en passe d’accepter la candidature de Alassane Dramane Ouattara », a-t-il indiqué. Avant de déclarer que la Guinée n’est pas aujourd’hui loin de l’exemple ivoirien. « Il faut éviter que la Guinée ne s’embrase comme cela a été le cas en Côte d’Ivoire », a-t-il souhaité. Selon lui, si rien n’est fait pour une réconciliation en Guinée, il faut craindre que ce pays ne sombre dans une guerre irréparable et dramatique.

Ticken Jah Facoly a indiqué qu’il a été en Guinée à deux reprises depuis l’arrivée de Dadis et du CNDD au pouvoir. Selon lui, sa première visite en Guinée, avait pour objet d’aller soutenir les guinéens dans leur transition. Et surtout de demander au Capitaine Moussa Dadis Camara de s’inspirer du cas du Malien Amadou Toumani Touré et de ne jamais choisir de faire comme feu le général Robert Guei de la Côte d’Ivoire. Ticken Jah Facoly s’est rendu en Guinée pour la deuxième fois dans le cadre de sa tournée africaine placée sous le thème d’ « Un concert une école ».

« Pour moi, si le Capitaine Moussa Dadis Camara réussissait sa transition, la Guinée allait entrer dans une nouvelle ère et son échec allait symboliser le désespoir pour tout un peuple », a-t-il révélé. Mais, Ticken Jah Facoly, comme tous les africains qui ont vu, à un moment donné, en Moussa Dadis Camara, une nouvelle race de dirigeants africains qui sont prêts à dire non aux dirigeants occidentaux, pense que la campagne médiatique initiée par les organes de presse internationaux depuis le 28 septembre 2009, n’a qu’un seul objectif : faire partir celui qu’ils considèrent comme étant contre leurs intérêts en Guinée. Malgré, les nombreuses tueries de Conakry, Ticken Jah Facoly invite les africains, notamment les guinéens à réfléchir sur l’acharnement des occidentaux contre le Capitaine Moussa Dadis Camara.

Refuser la manipulation des occidentaux

Tout en condamnant ce qui s’est passé à Conakry le 28 septembre 2009, Ticken Jah Facoly, avec des exemples à l’appui, pense que Moussa Dadis camara est victime d’une politique de deux poids deux mesures de la part des occidentaux. « Au Togo, aux lendemains des élections qui ont conduit Faure Gnassigbé au pouvoir, les contestations ont fait plus de 400 morts et personne n’a levé le petit doigt en France pour lui demander de quitter le pouvoir. A Madagascar, il y a eu de nombreux morts qui n’ont pas été médiatisés.

Au Soudan, après de nombreux crimes commis au Darfour, les chefs d’Etat africain ont fait bloc pour soutenir le Président soudanais menacé par le tribunal pénal international », a-t-il dénoncé. Avant d’indiquer que les occidentaux ont toujours eu la petite manie pour faire partir les leaders africains qui les empêchent de piller les ressources du continent. Il dira que Samory Touré a été accusé de tous les maux, avant d’être arrêté en 1898, pour mourir en déportation au Gabon, loin de son peuple. De même, il a révélé que Patrice Lumumba a été arrêté et assassiné après une compagne de dénigrement orchestrée de mains de maîtres.

Plus proche de nous, il dira que Thomas Sankara, arrivé avec une politique particulière a été dénigré et assassiné. « Est-ce que la jeunesse africaine doit rester placide pour assister les occidentaux qui les privent de tous leurs leaders qui arrivent avec des propositions concrètes de nature à conduire leur pays vers le développement. L’Afrique doit-t-il perdre tous ses leaders qui sont en contradiction avec les pays occidentaux qui n’aspirent qu’à piller nos richesses », s’est-t-il demandé. Ticken Jah Facoly veut savoir pourquoi les occidentaux qui n’ont jamais bougé le petit doigt pour condamner et chasser du pouvoir les chefs d’Etat africain qui ont fait des exactions contre leur peuple, se dressent subitement contre le Capitaine Moussa Dadis Camara et le CNDD.

« Est-ce parce qu’il a mis en cause les termes d’un certain nombre de contrats de concessions minières et menace de revoir la concession du marché de téléphonie dans l’intérêts de la Guinée », s’est interrogé l’artiste reggae, avant d’inviter la jeunesse africaine et tous les leaders du continent à une profonde réflexion sur le cas guinéen, pour mieux comprendre le drame qui se joue à Conakry. Selon Ticken, la Guinée de Sékou Touré est l’un des pays africains qui n’a pas encore touché à au moins 75% de ses ressources naturelles. « Ni Sékou Touré, encore moins Lassana Conté, n’ont pas touché à cette richesse minière qui fait encore de la Guinée un scandale géologique. Et, cela, dans un monde où les grandes puissances ont soif de ressources, cela attire des convoitises », a-t-il déclaré. Avant d’inviter la jeunesse africaine à se mettre debout comme un seul homme contre le pillage de ses ressources par ceux qui lui ferment leurs frontières.

« Est-ce que, malgré quelques faiblesses du Capitaine Moussa Dadis Camara, on doit oublier ce qu’il a fait en 9 mois, dans le domaine de l’électricité, de l’eau potable et de la lutte contre la drogue en Guinée. Les guinéens doivent laver leur linge sale en famille et refuser de livrer Dadis mains et pieds liés aux occidentaux qui n’aspirent qu’à piller les ressources du pays », a-t-il estimé. Après les tueries de Conakry, Ticken pense qu’il fallait rapidement mettre sur pied une commission internationale d’enquêtes pour situer les responsabilités, arrêter les auteurs et les juger.

Mais, il est surpris que les européens qui nous ont habitué aux enquêtes qui n’ont jamais donner les résultats escomptés ailleurs, se précipitent pour désigner de coupables en Guinée, sans le minimum de précaution. Il pense qu’il est aussi injuste de laisser le général mauritanien légitimer son pouvoir par des élections controversées et d’encourager Tandia à tripatouiller la constitution du Niger pour se maintenir au pouvoir et à vouloir s’opposer à une candidature du Capitaine Dadis en Guinée. « Nous devons refuser la manipulation des occidentaux », a-t-il conclu.

Par Assane Koné - Publié dans : Général - Communauté : Terre d'Afrique
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:18

fatoumata_diawara_iv_239715480Révélée au grand public pour avoir joué le rôle de Sya Yattabaré, dans le film «Sya, le rêve du Python» de Dany Kouyaté, la talentueuse comédienne Fatoumata Diawara est en passe d'écrire l'une des belles pages de la musique malienne. Comédienne pendant de longues années, danseuse à un moment de sa vie, Fatoumata Diawara est aujourd'hui une artiste musicienne sollicitée par les grandes scènes du monde. Qui est cette malienne qui fait le bonheur des grandes salles de spectacles en Europe et quel est son parcours ?

 

C'est en 1982 que naquit Fatoumata Diawara et après avoir passé une bonne partie de son enfance en Côte d'Ivoire, elle vient à l'âge de 12 ans pour découvrir ses origines au Mali. Mais, avant d'arriver à Bamako, elle avait déjà été piquée par le virus de la culture. Dans une interview publiée chez notre confrère RFI, elle s'est souvenue que son père a joué un rôle important dans son orientation artistique : «Je crois que mon père m'a appris la liberté de créer. Quand j'avais cinq ou six ans, il me laissait inventer des pas de danse et toute sa troupe les reprenait. On allait par exemple accueillir le président Houphouët-Boigny à l'aéroport... Je dansais parfois dix heures par jour ! A un moment, mon père s'est rendu compte que la danse avait pris le pas sur tout le reste. Il a décidé de m'éloigner d'Abidjan». C'est ainsi qu'elle se retrouve chez une tante comédienne à Bamako. A la faveur d'un tournage, elle accompagne sa tante et se fait repérer à 14 ans. Si ses études prennent un coup, néanmoins s'ouvrait devant elle l'école de la vie. Si déjà à 14 ans, les témoignages s'accordent à lui reconnaître un véritable talent de comédienne, il lui a fallu attendre la fin des années 1990, pour avoir la véritable occasion de prouver ce qu'elle avait dans le ventre sur un plateau de cinéma. Pour la réalisation de son célèbre film intitulé «Genèse» et sortie en salle le 8 décembre 1999, le réalisateur Cheick Oumar Sissoko va faire appel à cette jeune comédienne et lui donner l'opportunité de jouer  aux côtés des légendes comme feu Balla Moussa Kéïta, Salif Kéïta le Domingo de la musique malienne, Habib Dembélé, Maïmouna Hélène Diarra et Fatoumata Coulibaly... Son jeu dans la «Genèse» de Cheick Oumar Sissoko, va convaincre d'autres réalisateurs à faire appel à son talent. En 2002, après un bref passage dans la troupe «Mandeka théâtre», mise en place par Alou Ifra N'Diaye, Habib Dembélé et Sotigui Kouyaté, elle va tenir l'un des rôles les plus importants dans «Sya, le rêve du python» du réalisateur Burkinabé Dany Kouyaté, qui lui donne l'occasion de se révéler au monde en jouant avec un professionnalisme exceptionnel le rôle de Sya. Et comme, il n'y a jamais deux sans trois, en 2008, on la retrouve dans le film intitulé «Il va pleuvoir sur Conakry» du réalisateur Cheick Fantamady Camara. Mais, il faut rappeler qu'en 2002, au moment où la troupe «Mandeka théâtre» était entrée dans une zone de turbulence, elle sera recrutée par le «Royal Deluxe», l'une des plus grosses compagnies de théâtre de rue au monde. Ce fut le départ d'une période exceptionnelle pour sa carrière de comédienne. Pendant six ans, elle va tourner avec «Royal Deluxe» dans les grands espaces de représentations théâtrales dans le monde. C'est du reste lors d'une de ces tournées que ses collègues vont lui découvrir le talent de chanteuse. Selon elle, le chant a toujours existé dans ce qu'elle faisait, mais, s'était refusée à interpréter les morceaux des autres. «Dans beaucoup de rôles, on m'a demandé de chanter. Le metteur en scène du Royal Deluxe m'a entendue lors d'une répétition. Du coup, il m'a nommé voix de la troupe», a-t-elle expliqué. Loin de ses souvenirs, en 2006, profitant d'une pose dans sa tournée internationale, elle regagne Bamako pour intégrer l'Opéra du Sahel en préparation. Mais, elle n'y fit pas long feu. Résistance et solidarité du groupe qui avait déjà commencé les répétitions depuis des mois avec la petite Djénéba Koné dans le rôle de Bintou Wèrè ou problème de caractère de Fatoumata Diawara ? Tout compte fait, elle n'est pas finalement retenue et regagne sa base à Paris, avec la ferme résolution d'entamer une carrière musicale. Et comme les talents savent se rencontrer, son petit séjour dans l'équipe de l'Opéra du sahel va la faire découvrir par Cheick Tidiane Seck qui ne lui connaissait pas les talents de chanteuse. Ce dernier va l'inviter à venir faire les chœurs sur l'album de Oumou Sangaré. Mieux, elle sera sollicitée par Cheick Tidiane Seck pour participer au projet «Red Earth» de Dee Dee Bridgewater. Ce fut une belle opportunité. Elle a eu le privilège de chanter en duo quatre chansons avec elle sur la scène du Bataclan à Paris lors de ses concerts des 29 et 30 mars 2007 et l'a accompagné dans sa tournée estivale. Le 4 février 2007, avec la compagnie Royal de Luxe, elle aura l'occasion de jouer avec le groupe de rock «Les balayeurs du désert» devant 300 000 personnes à Santiago. De toutes les comédiennes qui souhaitaient jouer dans la comédie musicale Kirikou et Karaba, tirée du film de Michel Ocelot, notre compatriote sera retenue pour interpréter le rôle de Karaba la sorcière. Ainsi, d'octobre à la fin décembre 2007, elle sera présente pour tenir son rôle au Casino de Paris. Elle a aussi participé à la tournée du spectacle en 2008 en France et en Europe. La malienne a désormais le vent en poupe et nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance.
Par A. Koné - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 16:12


0550_1_1__420006685L'Equipe nationale est apparue en progrès face aux Faucons du désert, mais devra encore hausser le niveau de son jeu pour espérer les premiers rôles en Angola

 

Les Aigles du Mali ont arraché dans la douleur leur ticket pour la phase finale de la prochaine CAN qui aura lieu dans trois mois en Angola. L'E. N. s'est qualifiée dimanche en battant le Soudan 1-0 lors de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires. Le but libérateur porte la signature de Frédéric Kanouté, qui a trompé le keeper soudanais d'un tir en pivot. Il faut dire que les Aigles ont livré une première mi-temps très moyenne face aux Faucons, pratiquant un football quelque peu décousu et manquant de répondant physique à l'image de Seydou Keita ou encore de Bakaye totalement transparent pendant 45 minutes.
Mais fort heureusement, le capitaine Mahamadou Diarra Djila s'est montré très actif, malgré sa longue période de convalescence et une entame de saison moyenne avec le Réal Madrid. Le capitaine des Aigles sera d'ailleurs le premier joueur malien à véritablement tester le keeper soudanais sur un corner de Seydou Keita (17è). Dans la foulée, les joueurs de Keshi lancent une série de raids, sans parvenir à débouter une équipe soudanaise venue pour le match nul. Comme cette puissante frappe de Seydou Keita (24e) en pleine course qui oblige la défense centrale soudanaise à concéder le corner. Il y aura ensuite cette déviation de la tête de Mahamadou Samassa, suivie d'un tir lointain qui passe à côté. Bien épaulé par le latéral Adama Tamboura, l'attaquant de Valenciennes a été le plus dangereux sur son côté gauche. Mais la belle prestation de l'attaquant des Aigles se révéla insuffisante pour briser la ligne arrière des Faucons du désert très solidaires en défense. Les joueurs du coach Stéphen Constantine, qui ont peu couru malgré la domination des nôtres, ont réussi à annihiler toutes les tentatives des Aigles et sans puiser dans leurs réserves.
Du côté des visiteurs, ces premières 45 minutes ont été vécues comme une mission presqu'accomplie face au Onze malien et ses superstars. Aussi, au retour des vestiaires, les Faucons du désert vont décider de jouer carrément derrière en abandonnant l'initiative du jeu aux nôtres. Le keeper malien Mahamadou Sidibé « Maha » passe alors plus d'un quart d'heure sans toucher le ballon qui ne quittait pas le camp soudanais. Mais malgré cette domination territoriale, la sélection nationale ne parvient pas à trouver pas la faille dans la défense adverse. Au fil des minutes, les Soudanais commencent à montrer des signes de faiblesse, mais il fallait changer de stratégie pour espérer mettre fin à leur résistance. La première alerte de cette deuxième mi-temps est signée dès la 49è mn par Frédéric Kanouté qui oblige Mustafa Hafez à sortir le grand jeu pour empêcher la balle d'aller au fond des filets. Deux minutes plus tard, une tête du capitaine Djila passe à quelques centimètres du poteau. La réussite continue de fuir les Aigles. Dont la confiance ne sera pas restaurée sur cette reprise manquée de Mamadou Samassa à la réception d'un service de Modibo Maiga.
L'écart de niveau entre les deux sélections saute aux yeux, même si les Soudanais ont la bonne excuse d'être privés des services de leur capitaine Alaeldin Kano renvoyé au vestiaire en première période. Le rêve du match nul se mue peu à peu en cauchemar pour les hommes de Stephen Constantine qui concèderont une bonne dizaine de corners (14 pour être précis) en 90 mn. Sans compter les nombreux coups francs obtenus par les nôtres et qui auraient pu permettre à l'équipe de marquer au moins un but. Malheureusement, toutes ces opportunités ont été gâchées par les Aigles. Même Fred Kanouté, qui a été le meilleur joueur malien de la partie n'a pas brillé sur les balles arrêtées. Or, l'ancien joueur de l'Olympique lyonnais (France) a été, avec Dijla, le Malien qui aura tout essayé. Débordement sur le côté, réplique dans l'axe, combinaison avec les milieux... la bonne volonté de Fred n'a jamais été mise en doute. Mais, la réponse a tardé à venir.
Une remarque qui vaut aussi pour Modibo Maiga et Drissa Diakité qui ne réussiront pas à surprendre le keeper soudanais. Mais contrairement à Adama Tamboura, le sociétaire de l'OGC Nice n'a apporté aucune solution dans son couloir droit en soutien à Modibo Maiga qui s'est beaucoup démené, sans trop peser sur le jeu. La défense, que le coach Keshi a gardée dans son format rigide à 4 éléments est restée trop en retrait au moment même où elle devait contraindre l'adversaire à vivre le jeu en situation d'urgence, selon les termes d'un spécialiste du football. La division offensive à quatre s'est retrouvée face à des Faucons accrochés sur le mince espoir de repartir chez eux avec le point du nul. Une miracle rendu improbable par l'entrée en jeu (65e) de Sigamari Diarra à la place de Modibo Maïga qui reçoit un standing ovation du public du stade 26 Mars. Les Aigles accentuent la pression sur leurs adversaires au bord de la rupture. A deux reprises, Mustafa Hafez est sauvé par la barre transversale. Le stade du 26 Mars a le souffle coupé et assiste impuissant à la domination stérile des Aigles. Passifs, et surtout patients, les Soudanais croient tenir leur match nul, alors que les supporters commencent à déserter les tribunes. On joue la 90è mn et le quatrième arbitre a déjà montré le temps additionnel (4 mn). C'est ce moment que choisit Fréderic Kanouté pour porter le coup fatal à l'excellent Mustafa Hafez. Le Ballon d'or africain 2007 s'infiltre dans la surface de réparation adverse avant de tromper le gardien des Faucons d'un tir en pivot. Le stade explose, les Aigles sont en phase finale de la CAN.

Par A. Youssoufa - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 09:29

03301La nouvelle réglementation apporte plusieurs innovations dont la réduction du délai d'instruction des dossiers, la précision du circuit d'instruction avec des délais précis, la délivrance du document par le maire pour les constructions dont l'Etat n'est pas le maître d'ouvrage...

 

 

Dans le souci d'améliorer la pratique des affaires et conformément à sa politique de décentralisation, le gouvernement a procédé à la relecture des textes réglementant la délivrance du permis de construire. Les réformes entreprises en la matière sont contenues dans un décret en date du 26 décembre 2008.
Pour faire connaître les nouvelles conditions de délivrance du permis de construire, le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme a réuni hier au Grand hôtel les différents intervenants du secteur : les maires, les gouverneurs, les préfets et sous-préfets, les directeurs nationaux et régionaux. L'ouverture des travaux était présidée par le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme, Mme Gakou Salimata Fofana.
La rencontre devrait permettre aux participants de se pencher sur le nouveau décret pris par le gouvernement en décembre 2008. Celui contient plusieurs innovations, parmi lesquelles la réduction du délai d'instruction des dossiers qui a été ramené de 30 à 19 jours, la précision du circuit d'instruction avec des délais précis pour les structures impliquées dans l'instruction des dossiers, la diminution du délai de réclamation de 15 à 8 jours, l'institution d'un récépissé au dépôt du dossier. Autres nouveautés de taille : la délivrance du permis de construire par le maire pour toute construction dont l'État n'est pas le maître d'ouvrage et la délivrance du permis de construire par le représentant de l'État auprès de la collectivité pour les constructions dont l'État est le maître d'ouvrage.

UN SEUL INTERLOCUTEUR. Concernant le circuit d'instruction, l'autorité de délivrance dispose désormais de 3 jours ouvrables pour transmettre le dossier au service de l'urbanisme et de la construction pour analyse et avis à partir de sa date de dépôt. Les services de l'urbanisme et de la construction disposent à leur tour de 3 jours ouvrables à partir de la date de réception du dossier pour le transmettre aux services et organismes intéressés. L'autorité de délivrance dispose elle aussi de 3 jours ouvrables pour signer et remettre au requérant le permis de construire ou le refus motivé.
Au cas où le demandeur n'obtient pas une réponse à sa requête, il doit adresser une lettre de réclamation à l'autorité de délivrance du permis de construire. Au bout de 8 jours s'il n'obtient pas une réponse, il est autorisé à entreprendre les constructions dans le respect des règles d'urbanisme et de construction.
Avec ces reformes, le demandeur d'un permis de construire n'a désormais qu'un seul interlocuteur - le maire - et n'a plus à suivre le dossier dans le circuit d'instruction. Il connaît maintenant la date à laquelle il doit venir récupérer son permis ou le refus motivé.
Les reformes engagées par le gouvernement, a indiqué le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme, visent à assainir le cadre macro-économique. Dans cette perspective, une place importante est réservée à l'amélioration de la pratique des affaires dont l'un des volets porte sur les conditions de délivrance du permis de construire.
Mme Gakou Salimata Fofana a apprécié les innovations qui, de son point de vue, se traduisent par la simplification des procédures et une grande responsabilisation des maires auxquels sera désormais dévolu le pouvoir de délivrance du permis de construire. "En tant que principaux acteurs de la mise en œuvre de la reforme, nous devons tout faire pour son application efficace et efficiente, a souhaité le ministre. L'amélioration du climat des affaires et l'image de notre pays vis-à-vis des investisseurs en dépendent ".
Le permis de construire est la décision expresse ou tacite par laquelle l'autorité administrative compétente autorise les travaux de construction et d'aménagement des bâtiments. Au-delà de ce formalisme administratif, il convient de souligner que les conditions de délivrance et du respect du permis de construire demeurent un enjeu de sécurité publique en matière de construction. En effet, le permis sécurise le propriétaire investisseur en ce qui concerne sa propriété, veille au respect des règles d'urbanisme notamment en matière d'assainissement, de préservation de l'environnement et de prévention contre de nombreux risques (incendie, inondation).
Pour solliciter un permis de construire, il faut être au préalable propriétaire de la parcelle à construire, que la parcelle soit issue d'un lotissement approuvé et que les constructions à réaliser soient conformes à la vocation de la parcelle.

Par M. Keita - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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