Samedi 28 novembre 2009
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L'Equipe de Planet Equitable au grand complet vous souhaite une excellente fête de Tabaski, que vous exauce et vous bénisse. Excusez nous et recevez nos excuses pour
le mal qu el'on aurait pu vous causer.
Par Eric LE BRUSTIEC
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Jeudi 26 novembre 2009
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L'hôtel Radisson a abrité, le 19 novembre 2009, l'atelier technique régional sur « les envois
d'argent des migrants : Quels cadres réglementaires et quels produits financiers en zone Franc ». L'atelier organisé conjointement par la Banque Africaine de développement (BAD) et la France, en
partenariat avec l'Agence Française de Développement, le Club des dirigeants des banques et établissements de crédits, a regroupé les représentants des banques centrales, des institutions
financières, des institutions de microfinance et des opérateurs de téléphonie mobile.

Ennahli Moulaye Lahcen, Représen-tant résident de la Banque africaine de développement au Mali, a déclaré que cet atelier témoigne l'intérêt que porte sa banque aux communautés africaines vivant à
travers le monde dans la promotion du développement économique des pays Africains. « Cet intérêt de la BAD s'est traduit sur la période récente par le lancement de son initiative ‘'Migration et
Développement'' », a-t-il ajouté. Cette initiative, à son avis, poursuit l'objectif fondamental de mobiliser les ressources humaines et financières de la diaspora au service du développement
économique et social des pays africains. Mieux, il dira qu'une telle initiative prend plus de sens dans le contexte de la crise économique internationale. « Dans un tel contexte, la contribution
des communautés des africains résidant à l'étranger revêt une importance encore plus particulière et sa baisse peut signifier un appauvrissement des populations vivant à la limite du seuil de
pauvreté », a-t-il estimé. Le Représentant de la BAD au Mali dira que l'initiative de sa banque vise à accompagner les efforts visant à réduire les coûts des transferts et à augmenter d'autant la
masse de ressources disponibles à la fois à la consommation des ménages bénéficiaires, à l'épargne et à l'investissement dans les pays récipiendaires. Cependant, il a estimé qu'une telle initiative
pour réussir a besoin de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes. Pour Michel Révérend de Menthon, ambassadeur de France au Mali, chaque année, 190 millions de migrants envoient
plus de 440 milliards de dollars à leurs familles dans leurs pays d'origine. Selon lui, ces fonds permettent d'apporter un soutien en termes de dépenses courantes, de santé et d'éducation à près de
700 millions de personnes dans le monde. Pour cela, il a estimé que les migrants sont des forces motrices du développement. « Les transferts des fonds des migrants sont aujourd'hui supérieurs à
l'aide publique au développement ou à l'investissement direct étranger dans le monde », a-t-il révélé. En ce qui concerne l'Afrique, il dira que les fonds envoyés par sa diaspora représentent
environ 40 milliards de dollars. « Ces sommes sont destinées à plus de 80% à des dépenses de première nécessité, comme les dépenses alimentaires, de santé et d'éducation », a-t-il déclaré. Mieux,
l'ambassadeur de France au Mali dira que le poids économique et financier des transferts est important et atteint par exemple 11% du PIB au Mali, 19% au Sénégal et encore 24% aux Comores, selon
l'étude menée fin 2007 par la BAD à la demande de la France. Il a aussi mis un accent sur un fait marquant. Selon lui, le marché des transferts en Afrique voit se développer des innovations
technologiques prometteuses, notamment celui de la téléphonie mobile. Il a estimé que ce développement s'appuie sur la croissance rapide des abonnés au téléphone mobile sur le continent. « Ils
étaient 7,5 millions en 1999, ils sont désormais 280 millions. Aujourd'hui, ces téléphones portables peuvent remplacer les cartes de crédit », a-t-il indiqué. Cependant, il a estimé que les coûts
de transactions restent importants. Selon lui, ils peuvent aller jusqu'à 20% du montant de la transaction et sont parfois supérieurs en France à ceux des pays voisins. « La communauté
internationale a pris la mesure des enjeux que représentent les efforts des migrants de la diaspora pour le développement de leur pays d'origine. Pour accompagner ces efforts, la priorité est de
parvenir à une baisse des coûts de transaction », a-t-il révélé. Avant de dire que son pays, la France prend sa part dans cette réflexion commune. Elle s'est engagée avec ses partenaires du
G8 pour parvenir en cinq ans à une diminution de 50% du coût des transferts au niveau global. « Cet engagement emblématique qui fixe un objectif chiffré et un calendrier permettra de dégager un
montant de ressources supplémentaires pour les pays en développement de près de 20 milliards de dollars », a-t-il révélé. Il a ensuite énuméré la liste des actions déjà entreprises par la France
pour faire baisser les coûts. Pour conclure, il a précisé que la France et ses partenaires seront attentifs aux pistes de travail qui émergeraient des travaux de l'atelier. Mme Kouyaté Astan,
conseillère technique au ministère de l'économie et des finances, qui a représenté le ministre à la cérémonie, a rappelé que l'atelier fait suite à une étude réalisée en 2008 par la BAD avec
l'appui de France sur les transferts de fonds des migrants en direction de quatre pays : Mali, Comores, Maroc et le Sénégal. Selon elle, l'atelier de Bamako se tient dans un contexte de crise
financière mondiale, qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les transferts de fonds des migrants. Elle a ensuite énuméré la longue liste des sujets que l'atelier devra aborder. Ce sont
entre autres : la stratégie à mettre en place en faveur de l'épargne des migrants en vue de trouver des produits financiers mieux adaptés à ces fonds, le rôle des institutions de microfinance et
des sociétés de transfert d'argent dans les opérations de transfert et la bancarisation...
Par Assane Koné
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Mardi 24 novembre 2009
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Nous avons vu que le Mali reste ( très ) mal classé
à l'indice de Développement Humain du PNUD. Cela est dû surtout à son manque de moyens pour se développer harmonieusement. Cependant il est des domaines où le Mali surpasse la France : dans un
mode de vie pas encore au dessus de ses moyens écologiques.
L'association Global Footprint Network publie des statistiques permettant de connaitre son empreinte écologique. Outre des tests individuels,
l'association publie des statistiques pays par pays qui permettent de voir de qu'au rythme global de cette année, il faut une terre et demi pour absorber notre consommation.
Notre empreinte se calcule en "Hectare Global", espace nécessaire à nous fournir notre nourriture, nos vêtements et absorber nos déchets. Un français a besoin de 5 hectare, alors que un malien se
suffit de 2 !
Autre information importante, un malien utilise ( en moyenne ) moins que ce que son pays peut fournir ( biocapacité ) . Alors qu'un français comme on s'en doutait pollue plus que ce que son pays
peut absorber ...
Par Eric LE BRUSTIEC
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Samedi 21 novembre 2009
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Le PNUD ( Programme des Nations Unies pour le Développement ) produit une statistique annuelle : l'Indice de
Développement Humain. Cet indice assez compliqué basé sur un tas de statistiques permet de classer les pays en mixant le pourcentage de personnes ayant accès à l'eau potable, à
l'éducation, suivant les revenus moyens ...
A ce petit jeu là, la France se classe 8° sur 182 pays, pas mal pour un petit pays comme le notre, et pour nos voisins belges ui je sais lisent ce blog, la Belgique se classe 17°. ( je ne sais pas
pourquoi un si grand écart de développement humain ) mais ce n'est pas moi qui le dit c'est le PNUD.
Par contre, pour ce qui nous intéresse, le Mali se classe 178° sur 182 ... Le Mali est seulement "dépassé" par la République Centrafricaine ( en guerre civile ), le Sierra Léeone ( pas beaucoup
mieux ), l'Afghanistan ( petite guerre aussi par là ) et enfin bon dernier, le Niger ( qui ne se sort pas de sa rébellion touarègue et dont le régime politique laisse peu de possibilités
d'avolution ). Piètre performance, d'être le premier pays pacifique et démocratique de ce classement.
Ce rapport nous éclaire quand même de quelques statistiques sur le Mali qui sont assez édifiantes ( statistiques
disponibles ici ) :
- Au Mali, 40% de la population n'a pas accès à l'eau potable
- Au Mali, 77% de la population vit avec moins de 2$ par jour
- Au Mali 40% des adultes sont illétrés
- Au Mali, la population était de 12.7 millions de personnes et 20 et est estimée à 16.8 millions pour 2020
- Au Mali, l'expérience de vie à la naissance est de 43 ans.
Mais comme nous le connaissons, au Mali, 100% des gens sont accueillants et souriants
- Au Mali, la culture est infinie et ancrée dans la vie quotidienne
- Au Mali, on s'enrichit des rencontres au quotidien !!!
Par Eric LE BRUSTIEC
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Jeudi 19 novembre 2009
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Avec l'implantation d'Ikatel devenue Orange Mali le 30 novembre 2006, née de la volonté du
Gouvernement de libéraliser le secteur des télécommunications au Mali et de la récente reprise de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel par Maroc Télécom, il y a vraiment de quoi remarquer que la
télécommunication dans notre pays est dans l'escarcelle de l'étranger. Toutes choses qui auraient une adhésion totale des Maliens, à condition que les deux sociétés, en plus d'autres qui
pourraient venir, participent équitablement au développement socio-économique du pays.
La cession de 51% des actifs de la Sotelma-Malitel à Maroc Télécom vient couper court à un débat stérile
qui était alimenté par une minorité qui ne s'y connaissait certainement pas aux affaires. Les abonnés de ce débat avaient, quelque peu, du mal à accepter leur nouvel opérateur de téléphonie mobile,
fixe et Internet (Orange Mali) qui avait pourtant eu le mérite de démocratiser le téléphone en République du Mali à un moment où la puce coûtait une somme à couper le sommeil. Il y avait une
réticence dans l'accueil d'Ikatel en son temps, au nom d'un prétendu nationalisme qui les amenait à considérer la Sotelma-Malitel comme une entreprise nationale et Orange Mali comme celle des
étrangers. Donc, soupçonnés de pillage économique orchestré. Mais voilà que l'herbe leur a été fauchée sous les pieds avec la privatisation de Sotelma-Malitel.
Si Orange Mali, malgré ses nombreuses actions en faveur des populations couronnées par la création d'une fondation, était toujours taxée d'entreprise dont les capitaux sont majoritairement tenus
par les étrangers, Sotelma-Malitel aussi n'échappe plus à la même critique, puisque les actifs de cette entreprise sont aussi majoritairement tenus par les étrangers.
Cela dit, l'heure n'est plus à ce vieux débat puisque Orange Mali a été adoptée jusque dans les confins du pays. Les Maliens s'attendent, à ce jour, à ce que ces deux sociétés jouent pleinement
leur partition dans le développement socio-économique du Mali et de façon proportionnelle. Ce qui est, sans complaisance, déjà une réalité à Orange Mali qui, avec sa Fondation qui travaille en
étroite collaboration avec les autorités, les ONG et institutions ainsi que d'autres acteurs privés agissant dans le domaine de la solidarité pour le développement socio-économique au Mali. Une
Fondation qui intervient dans les domaines de la santé, de l'éducation, du sport et de la culture. Elle apporte aussi en partenariat avec le Conseil National des Personnes Âgées, un soutien
de taille à cette frange de la population (interventions chirurgicales gratuites).
Quant à la Sotelma-Malitel, elle doit redoubler d'efforts, en plus de son sponsoring habituel, puisqu'elle a désormais le même statut qu'Orange Mali. Elle doit mettre du sien dans les activités de
développement socio-économique par la mise à disposition d'une enveloppe conséquente.
Par Abdoul Karim Maîga
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Mardi 17 novembre 2009
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On a gardé les tristes souvenirs qu'après deux semaines du mois de ramadan, les prix des denrées de premières nécessités, en l'occurrence du sucre,
avaient continué de flamber. Au cours de cette dure période, le secrétaire administratif de l'Untm, Mamadou Famakan Coulibaly, nous avait fait savoir que le ministre, Ahmadou Abdoulaye Diallo,
avait promis de fixer le prix du sucre à 400 Fcfa, un mois avant le ramadan, pendant et un mois après le ramadan.
Pour la centrale syndicale, cet engagement n'avait pas été respecté. L'Untm avait même claqué la
porte du Conseil national des prix. D'autant plus que le ministre de l'Industrie, des investissements et du commerce avait, aussi, annoncé à la presse que le prix du sucre à la consommation serait
fixé à 450 Fcfa. Le prix du sucre et ceux des denrées de première nécessité n'ayant pu suivre la courbe descendante, les autorités ont été contraintes, comme d'habitude, de prendre la décision de
permettre aux opérateurs économiques d'importer, en leur accordant des exonérations. Hier, dans la salle Modibo Kéita de l'Assemblée nationale, les députés ont donc tenté de voler au secours du
ministre de l'Industrie, des investissements et du commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo. Ils ont voté, à l'unanimité, le projet de loi autorisant la participation de l'Etat au capital du nouveau
complexe sucrier du kala Supérieur. Ce projet de loi a été adopté par le conseil des ministres, en sa séance du 9 septembre 2009. Dans le rapport de la commission des Finances, de l'économie, du
plan et de la promotion du secteur privé, on lit : ‘'le projet de loi a pour objet la participation de l'Etat au capital social de N-Sukala-Sa, le niveau de cette participation est arrêté à 40% du
capital, soit 8,8 milliards de Fcfa, se décomposant comme suit : 1,5 milliards de Fcfa représentant la valeur de cession de parcelles de 857 hectares devant servir de site à l'usine ; 2,038
milliards de Fcfa pour le bail emphytéotique pour les 19.143 hectares destinés à la culture de la canne ; 5,262 milliards payables dans un délai de trois ans à compter de l'immatriculation de la
société au registre du commerce et du crédit mobilier. Les dépenses effectuées pour l'importation de sucre au Mali ont varié de 8, 5 milliards en 2004 à 15,3 milliards en 2005, pour atteindre 32,8
milliards en 2008. Il convient de rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre des activités du nouveau complexe sucrier du kala Supérieur( N-Sukala-Sa), un accord de financement a été
signé le 26 novembre 2008 à Bamako entre le gouvernement du Mali et Export-Import Bank of China. ‘' Le rapport ajoute que la convention d'établissement prévoit un investissement d'environ 74,8
milliards de Fcfa, une capacité de production à plein régime de 103 680 tonnes de sucre, un capital social de 22 milliards. L'Etat malien sera détenteur de 40% de ce capital social et la société
étatique chinoise, Cletc, aura 60%. Le rapport de la commission, a souligné que la construction de ce complexe sucrier relève de la volonté de l'Etat de satisfaire les besoins de consommation des
populations. Donc, ce sont les députés, cette fois, qui promettent une production de sucre de meilleure qualité qui sera vendu à 345 000 Fcfa la tonne TTC, contre 360.000 Fcfa actuellement. Ils ont
encore soutenu que ce projet permettra, entre autres, de couvrir 90% des besoins de la consommation nationale en sucre estimé à 150 000 tonnes par an. En effet, reconnaît la commission, ‘' si la
production annuelle de Sukala-Sa est estimée à 103 000 tonnes, il faut rappeler que la production actuelle de Sukala est de 35 000 tonnes. ‘' Autant de promesses de faire sortir les Maliens de
futures pénuries de sucre. Or, concernant la hausse des denrées de première nécessité, les Maliens, sont aujourd'hui très circonspects car, ils sont habitués aux promesses sans lendemain. D'autant
plus qu'au niveau international, l'actualité indique que certains producteurs de carburants se sont rabattus sur la culture de la canne à sucre pour compenser les besoins
énergétiques.
Par Eric LE BRUSTIEC
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Dimanche 15 novembre 2009
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Sur le terrain « Chaba », les animaux sont divisés en quatre catégories et proposés à des prix étudiés
La fête de Tabaski s'approche à grands pas. Et comme chaque année, la course au mouton, l'élément incontournable de cette fête, est
enclenchée. Depuis déjà une dizaine de jours, la fièvre du mouton a commencé à gagner la capitale. Parallèlement aux marchés à bétail fixes, des vendeurs ambulants sillonnent les rues de la ville
avec des petits groupes d'animaux à vendre.
L'équation que constitue l'acquisition d'un bélier, n'est pas nouvelle pour bon nombre de Bamakois. Mais jusqu'à présent aucun mécanisme n'a permis véritablement de modérer un marché qui s'emballe
au moindre prétexte.
A force de chercher, le ministère de l'Elevage et de la Pêche a-t-il finalement trouvé le moyen de tempérer les fièvres du marché du mouton dans la capitale ? On l'espère avec la démarche inédite
engagée à travers le Programme d'appui au développement de l'élevage au Sahel occidental (PADESO) de lancer une opération de vente promotionnelle de moutons.
Celle-ci est menée en partenariat avec des sociétés coopératives pastorales, des groupements de femmes, le Centre d'appui nutritionnel et économique aux femmes (CANEF) et la mairie de la Commune IV
du district de Bamako.
L'opération de vente promotionnelle a été lancée hier sur le terrain "Chaba" de Lafiabougou. La cérémonie était présidée par ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ, en
présence de Seydou Keïta, le 2è adjoint au maire de la Commune IV, et de nombre de responsables des services de l'élevage, dont Mody Kanouté, le directeur du PADESO.
Les initiateurs de l'opération sont partis du constat que les marchés de Bamako se prêtent chaque année à une spéculation effrénée qui gonfle les prix des moutons en les rendant presque
inaccessibles aux bourses moyennes. Aussi, à l'approche de chaque fête musulmane (Ramadan et Tabaski), l'acquisition d'un mouton devient un souci majeur pour nombre de Bamakois. Et malgré la
disponibilité, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Le département de l'Elevage et le PADESO proposent une solution crédible à ce problème.
L'opération Tabaski vise d'une part, à améliorer les revenus des éleveurs et à développer durablement la filière ; et d'autre part, à influer sur le marché pour stabiliser le prix du mouton, a
indiqué le directeur du PADESO.
Pour ce coup d'essai, l'opération sera menée par 9 sociétés coopératives et un groupement de femmes de Sokolo, de Guiré et Dilly, dans le cercle de Nara où intervient le PADESO. La vente portera
sur un nombre limité de 1 500 têtes reparties en 4 choix.
La première catégorie de mouton sera vendue dans une fourchette comprise entre 30 000 et 45 000 Fcfa. Le prix du deuxième choix s'échelonne entre 40 000 et 50 000 Fcfa. La troisième catégorie de
bêtes sera proposée entre 50 000 et 60 000 Fcfa. Pour ceux qui opteront pour le quatrième choix, ils devront débourser 60 000 ou plus. L'aire de vente est en conséquence compartimentée pour mieux
orienter les clients.
A la lumière des enseignements qui seront tirés de cette première expérience, la multiplication de points de vente de ce genre dans le district sera envisagée à l'avenir tout comme l'extension de
l'opération à d'autres fêtes religieuses, précise Mody Kanouté. Il s'agit réellement d'une activité gagnant-gagnant, explique-t-il, en mentionnant d'abord l'apport positif pour les agro-éleveurs de
la zone d'intervention du Programme d'appui au développement de l'élevage au Sahel occidental.
L'opération aidera aussi les sociétés coopératives à devenir de véritables opérateurs économiques, en sortant de l'élevage de thésaurisation pour aller vers une activité plus rentable, génératrice
de revenus et d'emplois. De leur côté, les consommateurs auront accès à des animaux de qualité et à un coût abordable pour eux.
Après avoir procédé à l'ouverture officielle du marché au public, le ministre et les responsables qui l'accompagnaient se sont rendus aux marchés traditionnels à bétail de Lafiabougou-Koda et de
Niamakoro, pour prendre la température du cours du mouton.
Mme Diallo Madeleine Bâ a discuté avec des éleveurs de leurs difficultés, notamment l'approvisionnement du marché, la lenteur d'écoulement des animaux et l'entretien des bêtes sur les sites. Le
ministre a promis que des réflexions seront menées sur ces facteurs qui influent à la hausse sur le prix de vente des animaux.
Par C. Dia
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Vendredi 13 novembre 2009
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12:56
Vidéo de Ramata Diakité artiste malienne qui nous a récemment quitté à l'âge de 35 ans.
Par Eric LE BRUSTIEC
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Mercredi 11 novembre 2009
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Suite aux forfaits de Bakaye Traoré et Cheick Sadhibou Touré, le sélectionneur national a fait appel à deux nouveaux joueurs : Lassana Fané et Lamine Diawara. Il faudra probablement patienter
jusqu'à dimanche, jour du match, pour connaître la liste définitive des joueurs qui affronteront les Black stars du Ghana au Baba Yara Sports stadium.

En tout cas, après les nombreux changements opérés ces derniers jours par le sélectionneur national, personne ne se risquera encore à
présenter une quelconque liste au risque d'en rajouter au vertige des supporters. À chaque jour, une nouvelle liste. En une semaine, Stephen Keshi aura présenté pas moins de quatre listes
différentes. Dernier changement en date, le remplacement du milieu de terrain du Stade malien, Cheick Sadhibou Touré par Lamine Diawara, sociétaire du Djoliba. Les raisons ? Cheick Sadhibou Touré
est tout simplement indisponible. 24h auparavant (dimanche), le technicien nigérian avait annoncé le forfait de Bakaye Traoré (Nancy, Ligue 1 française) et son remplacement par le joueur d'El
Merriekh Soudan, Lassana Fané. Ces deux changements qui sont intervenus en l'espace de 24h avaient été précédés, on s'en souvient, des forfaits de Seydou Keïta (FC Barcelone) et Mamadou Samassa
(Valenciennes). Et c'est justement pour pallier l'absence du premier que le sélectionneur national avait fait appel à Cheick Sadhibou Touré. Mais quelques heures après, on apprendra que le milieu
de terrain des Blancs est indisponible et ne peut effectuer le voyage d'Accra d'où la convocation de Lamine Diawara. Ce dernier porte ainsi à 9 le nombre de joueurs locaux présents sur la liste du
technicien nigérian qui aura "jonglé" jusqu'au bout pour faire sa sélection. Mais Stephen Keshi ne pourra s'en prendre qu'à lui-même pour avoir oublié que ce Ghana-Mali est sans enjeu qu'il était
difficile de convaincre la légion étrangère de participer au match. Officiellement, les Seydou Keïta, Mamadou Samassa, Bakaye Traoré et Frédéric Kanouté ont déclaré forfait pour cause de blessure,
mais tous ces joueurs ont participé au dernier match de leur équipe respective. Pour autant, faut-il les condamner pour ces maladies "diplomatiques" ? Personnellement, nous avons trop de respect
pour ces joueurs pour les accuser d'un quelconque refus de défendre les couleurs nationales. Dans tous les cas et comme aime à le dire Stephen Keshi lui-même, l'Équipe nationale est ouverte à tout
le monde et les critères de sélection restent les mêmes pour les expatriés et les joueurs locaux. Il faut donc faire confiance à la jeune génération qui aura l'honneur de défendre les nationales,
dimanche face aux quadruples champions d'Afrique qui l'avaient emporté 2-0 lors de la manche aller disputée au stade du 26 Mars. Les Ghanéens qui sont d'ores et déjà assurés de terminer à la
première place du groupe synonyme de qualification au Mondial, avaient perdu lors de leur dernière sortie contre les Écureuils (0-1 au Bénin), tandis que les Aigles s'étaient imposés 1-0 face au
Soudan. En cinq journées de compétition, Maliens et Ghanéens ont concédé chacun une défaite, mais contrairement aux Aigles qui ont trébuché deux fois contre le Soudan et le Bénin, les Black stars
ont fait carton plein lors des quatre premières journées (4 victoires en autant de matches). Résultat : le Ghana deviendra les premier pays africain à décrocher son ticket pour la phase finale de
la Coupe du monde au grand dam des supporters maliens qui attendaient mieux de la part des Aigles. C'est dire qu'une petite revanche, dimanche face à Michael Essien et ses coéquipiers ne serait pas
pour déplaire à nos compatriotes.
Par S.B. Tounkara
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Lundi 9 novembre 2009
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18:40
Près de la moitié de la forêt classée de Tienfala est en proie à la déforestation. La zone aujourd'hui est occupée
par des particuliers, propriétaires de titres fonciers et de titres précaires. Il y a l'urgence à la sauver.
Le ministre de l'Environnement et de l'assainissement, Tiémoko Sangaré, accompagné du directeur national de la conservation
de la nature, a visité mercredi après-midi la forêt classée de Tienfala sur la route de Koulikoro. Le constat est amer.
"La forêt est victime de beaucoup de problèmes liés aux titres précaires et titres fonciers. La forêt se
porte mal" , a dit le ministre à l'issue de la visite. La forêt classée de Tienfala est la seule forêt entre Bamako et Koulikoro.
Malheureusement, de nos jours, près de la moitié de cette réserve naturelle est occupée par des particuliers qui possèdent
des titres fonciers ou provisoires qui leur ont été donnés par certaines autorités. En plus de l'occupation illégale, la forêt est devenue le lieu de vidange des eaux usées de la Nouvelle
brasserie bamakoise (NBB).
Le maire de la Commune rurale de Gabacoro-Droit a déploré ces situations qui, dit-il, dépassent ses compétences. "Ce
n'est pas avec mon accord qu'ils viennent déverser ces eaux usées ici. Nous avons toutes sortes de problèmes avec ces eaux polluées", reconnaît le maire.
L'annulation des titres fonciers et des titres précaires est, selon le ministre, le passage obligé pour la reconstitution
de la forêt classée de Tienfala.
"Il y a longtemps que nous avons tiré la sonnette d'alarme. Nous menons présentement plusieurs activités pour sauver la
forêt. Nous pensons que nous aurons l'appui de tous les citoyens".
Avant, le ministre a visité dans la forêt une parcelle de 50 hectares reboisés par des jeunes volontaires de l'Agence
pour la promotion de l'emploi des jeunes (Apej). Le ministre Tiémoko Sangaré dira qu'il ne peut pas comprendre que les autres soient en train de travailler à la renaissance de la forêt au moment où
d'autres la détruisent
Par Sidiki Doumbia
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