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Lundi 6 juillet 2009
Voici un article qui inaugure une petite série sur le paludisme au Mali, maladie qui fait partie du quotidien des maliens et qui inquiète le voyageur européen.

Voici d'abord une petite explication tirée de wikipédia :


"Le paludisme (du latin paludis, marais[1]), appelé aussi malaria (de l’italien mal’aria, mauvais air [2]), est une parasitose due à un protozoairemoustique, l’anophèle, provoquant des fièvres intermittentes. Avec 300 à 500 millions de malades et 1,5 à 2,7 millions de décès par an, le paludisme demeure la parasitose tropicale la plus importante. 80 % des cas sont enregistrés en Afrique subsaharienne, où ils concernent majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes (OMS, 2005) (voir les régions à risques). 

La cause de la maladie a été découverte le 6 novembre 1880 à l’hôpital militaire de Constantine (Algérie) par un médecin de l’armée française, Alphonse Laveran, qui reçut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1907. C’est en 1897 que le médecin anglais Ronald Ross (prix Nobel 1902) prouva que les moustiques (Anopheles) étaient les vecteurs de la malaria. Auparavant, c’était le mauvais air émanant des marécages qui était incriminé.

Les parasites Plasmodium (surtout P. falciparum – anciennement dénommé praecox –, P. vivax, plus rarement P. ovale et P. malariae) sont transmis par la piqûre de la femelle d’un moustique appelé anophèle (genre Anopheles). Le parasite sévit à l’état endémique, infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies (globules rouges) et en les détruisant."





Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Général - Communauté : Terre d'Afrique
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Samedi 4 juillet 2009
A l'occasion de la journée mondiale pour les enfants, Marie Jeanne Vantuykom, notre infatigable relais en Belgique a tenu un stand afin de faire connaitre Nalou et les projets tournant autour des enfants, voici les photos de son stand !








Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable - Communauté : Terre d'Afrique
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Mercredi 1 juillet 2009
Aly, enfin de retour sur les terrres qu'il affectionne profite de ce blog pour remercier très chaleureusement les personnes qui lui ont ouvert les portes de leur maison et de leur quotidien. Partageant ainsi des moments de bonheur et de partage qui lui permettront d'encore mieux accueillir les personnes au Mali et de mieux parler du relativisme culturel !
Encore une fois merci à tous et au plaisir de se revoir en France ou au Mali ...

Aly NAPO


Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Voyages
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Jeudi 25 juin 2009

Apres un long sejour qui a permis a aly de s'enrichir de notre culture toubab, il rentre pour pouvoir mener tousos projets a bien ...
Par Eric LE BRUSTIEC
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Lundi 22 juin 2009
L'Homme du match, Mamadou Diallo

En début de match, les béninois assiègent le camp malien et obtiennent un corner dès la première minute. A la cinquième minute de jeu, suite à une combinaison Sességnon sert Mouri Oyingbiyi dont le tir est repoussé par Mahamadou Sidibé. A la 11ème minute de jeu, le géant défenseur malien Bakary Soumaré progresse avec la balle jusqu’au milieu de terrain, il alerte mModibo Maïga qui est devancé par le portier béninois Djidonou Yohann.Une minute plus tard, suite à un corner joué à la rémoise par Sésségon, Nouhoum Kobina centre pour Seidath Tchomogo qui d’une tête piquée envoie la balle au fond des filets maliens. Ce but sème le doute chez les aigles qui sont baladés par le jeu d’ensemble des béninois.

Grâce au soutien du public, les aigles revienennt petit à petit dans la partie et inquiètent l’arrière garde béninoise. A la 20ème minute, El Hadj Mahamane Traoré se joue de son vis-à-vis, centre pour Kanouté dont le tir est dévié en corner par Adenon Khaled. Une minute plus tard, Keshi sort Jimmy Boubou Kébé pour Souleymane Dembélé. Juste après l’entrée de Solo, Sésségnon encore lui, élimine les médians maliens, sert idéalement Mouri qui seul face à Maha envoie la balle dans le décor.

A la 24ème minute, Adama Tamboura dans un raid solitaire s’engouffre sur son côté gauche, effectue un centre, mais Chrysostome en embuscade dégage la balle en corner. Sur le corner tiré par Souleymane Dembélé, la tête de Kanouté est repoussés des deux mains par Djidonou. Une minute plus tard, le duo du côté gauche malien, Tamboura-Solo se met en exergue. Malheureusement le centre est vendangé par Modibo Maïga qui expédie la balle au dessus des bois de Djidonou. A la 25ème minute de jeu, Kanouté sert El Hadj Mahamane Traoré sur son flanc droit, son centre est victorieusement repris du plat du pied gauche par Modibo Maïga. A 1-1, le Stade du 26 Mars respire. Malgré les occasions de part et d’autres, la mi-temps intervient sur le score de 1-1. Entre temps, une violente pluie s’abat sur la capitale, privant auditeurs et téléspectateurs de match pendant une bonne vingtaine de minutes.

Peu après la reprise, Keshi incorpore Mamadou Diallo à la place d’El Hadj Mahamane Traoré. Le coaching s’avère payant car à la 75ème minute de jeu, sur un centre de Bakaye Traoré Mad Diallo marque un but identique à celui qu’il a marqué contre le Sénégal en Septembre 2004 dans le même Stade et du même côté. Entre temps, la pluie recommence de plus belle et n’empêche pas les aigles de dérouler. Les écureuils tentent par moments des incursssions qui sont bloquées par Maha.  A cinq minutes de la fin du match, le buteur Mad Diallo se transforme en passeur. Il file sur son côté droit, adresse un centre à Kanouté, qui devance Chrysostome et Adenon et marque d’une tête plongeante. Avec ce but, les aigles terminent la partie en roue libre.

L’arbitre Egyptien Essad Fatah Eddine siffle la fin de la partie sur le score de 3-1 en faveur du Mali. Les aigles entament la seconde phase avec un moral au beau fixe. La prochaine sortie est prévue pour le 06 Septembre 2009 à Cotonou contre le même adversaire. Dans le même groupe Samedi, le Ghana s’est imposé au Soudan 2-0. Le Ghana reste leader du groupe avec 9 points, suivi du Mali 4pts, le Bénin compte 3pts et le Soudan ferme la marche avec 1 pt.

Par Mohamed Soumaré
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Jeudi 18 juin 2009
Contre toute logique formelle, le régime a requis et obtenu du parlement la mise en œuvre du plan de privatisation de la CMDT. Un hold-up en règle qui n'est pas sans cacher des motivations inavouées, à l'instar de la présente course à la relance de la culture du coton.

 

C'est au pas de charge, et malgré de nombreux facteurs objectifs militants pour la retenue, que le Gouvernement de notre pays a requis et obtenu de l'auguste Assemblée nationale la mise en œuvre du plan de privatisation de la CMDT. Il s'agissait d'ailleurs de sauver les apparences et conférer un semblant démocratique à un projet de loi qui, de toutes les manières, connaissait un début d'application avant son adoption avec la Mission de restructuration de la filière coton qui était sur le point d'enterrer la compagnie cotonnière dans sa forme connue. Pour les députés, il s'agissait juste de donner leur onction à un mécanisme enclenché sans eux et qui donnait l'impression nette d'avoir atteint un point de non retour.

Au moment de l'adoption du projet de loi sur la privatisation de la CMDT, nous mettions pourtant les honorables députés face à leur responsabilité historique, celle d'être complice de la destruction des conditions de vie de milliers de Maliens vivant directement ou indirectement de l'activité cotonnière. L'opposition parlementaire n'a jamais fait mystère en cela de sa détermination à faire barrage à ce projet de loi qui devenait plus que jamais sujet à polémique. Elle l'a en effet rejeté à l'heure du vote conformément à ses engagements de préserver l'intérêt supérieur du Mali dans ce dossier. D'autres élus de la Nation, notamment ceux des régions cotonnières, à défaut d'apporter leurs voix à l'opposition, se sont simplement abstenus de vote. Ce qui était loin d'arrêter l'infernale machine mise en branle pour obtenir au forceps le vote du projet de loi qui est finalement passé à l'écrasante majorité de plus de 100 voix en faveur. La majorité dite présidentielle, au mépris de toute autre considération objective, était passée par-là.

Cette camisole de force que le régime a réussi à faire porter au peuple malien, avec la complicité bienveillante de sa majorité à l'hémicycle, est d'autant plus intrigante et affiche les contours d'un coup de force qu'il a toujours été interpellé sur l'inopportunité de son projet dans le contexte actuel. Parce que rien ne justifiait que l'on s'empresse de mettre la CMDT sous la coupe du privé et les arguments développés à cet égard par les irréductibles et inconditionnels de la privatisation résistaient d'autant moins à la critique que les donneurs de leçons à l'échelle internationale posaient justement des actes aux antipodes de leurs discours et professions de foi traditionnelles, comme les subventions à leurs agriculteurs. Les Etats-Unis s'étant illustrés comme les champions dans cette apostasie nullement interpellatrice pour nos pouvoirs publics qui continuent à foncer tête baissée. C'est à croire que l'élève voudrait donner des leçons à son maître lorsqu'on sait qu'en matière de libéralisme commercial, les USA n'ont pas de commune mesure avec le Mali inscrit de force à leur école, notamment dans le cadre des programmes d'ajustement structurel.

Pourtant, très tôt, la section syndicale de la filière coton avait tiré la sonnette d'alarme et attiré l'attention du Gouvernement sur la grave dérive que pourrait représenter la privatisation de la compagnie cotonnière qui fait vivre directement et indirectement près de 4 millions de nos compatriotes. Son action a été accompagnée par une forte mobilisation de la " société civile consciente " militant pour un Autre Mali. C'était le sens de la correspondance adressée au Premier ministre dès décembre 2007, dans laquelle il était question des préoccupations des travailleurs ; des différentes demandes d'audiences, auprès du ministre de l'Agriculture et du président de l'Assemblée nationale qui sont restées sans suite ; des différentes conférences et assemblées générales d'information qui se sont tenues à Bamako et dans l'ensemble des régions CMDT du pays. Aussi, à l'issue des tournées dans les régions CMDT, les producteurs de coton par la voix du SYVAC, dans un rapport en date du 25 mars 2008, ont-ils solennellement déclaré leur opposition au processus de privatisation de la CMDT. Même la Banque mondiale dont les injonctions servaient d'exutoire, après une étude comparée des privatisations des filières cotonnières en Afrique au Sud du Sahara, présentée à Bamako le 13 mai 2008 aux partenaires de la filière, a conclu que la privatisation n'était pas une panacée dans la mesure où elle ne permettait pas de résoudre les problèmes majeurs des filières.

Des antécédents
non réussis

Pour l'essentiel, les travailleurs argumentaient leur opposition au projet de filialisation et de privatisation par l'échec de précédentes privatisations dans notre pays. En sus les pays d'Afrique ayant précédé le nôtre dans cette voie ont essuyé des échecs cuisants qui ne sont un secret pour personne. Il s'agit notamment de la Côte-d'Ivoire, du Bénin, du Togo, de la Zambie, où la filialisation a été accompagnée d'une nette baisse de la production, mais surtout de l'accumulation des dettes au point d'amener les Etats à intervenir financièrement pour sauver de nouveau ce qui pouvait l'être. Il s'agit également du Burkina-Faso voisin, malgré les apparences de réussite au niveau de ce pays dans le domaine cotonnier.

Pour ce dernier pays en effet, lors de la dernière recapitalisation, l'Etat a injecté 87 milliards de FCFA, pour relancer la filière, en payant sa part, celle des producteurs ainsi que celle de DAGRIS qui n'avait pas voulu participer à la recapitalisation. Un exemple qui suffit en lui-même pour attester que la filialisation dans ce pays n'a pas été ce qui était attendu. Pourquoi alors le Mali réussirait-il là où tous ses prédécesseurs ont mordu le carreau ?

Outre cela, il y a les enjeux socioéconomiques du coton dans notre pays qui ne devraient en aucun cas être occultés dans le débat autour de la privatisation de la CMDT. Et pour cause, selon les données rendues publiques par le syndicat cotonnier, la CMDT est synonyme de : 6.345 villages et hameaux pour 175.000 exploitations ; 56% de la production nationale en céréales sèches, soit 1.461.962 tonnes en 2006/2007 ; le développement de l'élevage ; plus de 5.000 emplois directs (permanents et saisonniers) et indirects ; le développement des infrastructures et des équipements collectifs ; l'amélioration de l'approvisionnement des populations en eau potable ; un rôle majeur dans la mobilisation de l'épargne et la redistribution des revenus. A noter également que les zones cotonnières possèdent les taux d'exode rural et d'émigration les plus faibles du pays.

Au plan financier, alors que la compagnie est vouée aux gémonies pour un déficit cumulé de 172 milliards FCFA entre 1999 et 2007, il ressort paradoxalement qu'au cours de la même période, elle a injecté dans l'économie du Mali environ 1400 milliards FCFA : 800 milliards au profit du monde rural à travers l'achat du coton ; 80 milliards pour les banques ; 100 milliards pour le secteur des transports ; près de 100 milliards pour le Trésor public au titre de divers impôts et taxes ; 70 milliards de salaire ; près de 220 milliards pour divers prestataires dont les activités sont directement liées à celles de la CMDT. Ainsi le déficit cumulé de la compagnie cotonnière représente moins de 13% de sa contribution totale à l'économie nationale.

Arguments massues contre l'Etat

Est-ce pour ces 13% qu'il faut sacrifier une compagnie qui affiche un chiffre d'affaires annuel d'environ 200 milliards de nos francs ? Avec la clé de répartition suivante : 110 milliards distribués au monde rural pour l'achat du coton ; 30 milliards pour divers prestataires (achats divers, confection, gardiennage, nettoyage, hôtellerie, etc) ; 11 milliards pour les banques (intérêts bancaires sur les opérations financières) ; 12 milliards pour le secteur des transports ; 10 milliards d'impôts et taxes divers pour le Trésor public ; 8 milliards de salaire pour les travailleurs ; 8% du PIB ; 30 à 40% des recettes d'exportation du pays.

Un autre argument massue vient battre en brèche toutes les supputations et argumentaires des caciques de la privatisation de la filière cotonnière. En effet, après près d'une décennie de récession, le cours du coton vient de franchir la barre des 700 FCFA le Kg. Toutes choses qui supposent, de l'avis des spécialistes, que la crise du coton est terminée et que l'ascension des cours devra se poursuivre pour une longue période. Dès lors, il existe une réelle opportunité de redressement de la filière coton de notre pays. Pourquoi ne pas saisir cette opportunité qui arrive comme une manne divine dans un contexte de crise généralisée comme une bouffée d'oxygène plutôt que l'option radicale de la privatisation ?

Pour ce qui est des 172 milliards de déficit cumulé de la CMDT entre 1999 et 2007, brandis urbi et orbi pour justifier la liquidation en règle de la filière cotonnière, la décomposition de cette somme jette un sérieux discrédit sur l'Etat qui se retrouve finalement dans la posture du voleur qui crie au voleur tant sa responsabilité est en cause. En effet, il ressort qu'en 2003/2004, faute de moyens suffisants et appropriés, la CMDT avait été incapable de transporter et d'égrener dans les meilleures conditions les 620.665 tonnes qui avaient fait de notre pays le premier producteur de coton de l'Afrique au Sud du Sahara. Ce qui a conduit à une dépréciation de 19 milliards de FCFA de stocks (coton graine et coton fibre) qui avaient été battus par la pluie. Mais à l'analyse, cette situation n'est rien moins que la résultante d'une décision politique portant sur le gel des investissements de la CMDT visant à accroître sa capacité de production par la construction de quatre usines d'égrenage à Bla, Kimparana, Kita et Ouéléssébougou, plus une unité de délintage des graines à Kignan. De ce programme, indique-t-on, seule l'usine de Ouéléssébougou a vu le jour. Certaines sources crédibles font état de raisons purement politiques pour expliquer cet état de fait. Des informations parues dans la presse, en son temps, ayant évoqué la possibilité pour le PDG de la CMDT de briguer la magistrature suprême de ce pays. Dès lors, pour briser les ailes à un homme et noyer à tout jamais une hypothétique ambition présidentielle, on ne s'est nullement encombré de saborder des milliards d'investissement passés pour pertes et profits.

Ensuite, en 2004/2005, l'Etat a fixé le prix d'achat au producteur du coton graine à 210 FCFA le Kg, pour le premier choix ; alors que tous les calculs avaient dégagé un prix objectif de 180 FCFA/Kg. Ce qui a généré un déficit de 43,6 milliards FCFA pour lequel la compagnie cotonnière n'a jamais reçu de subvention alors que, on s'en souvient, c'est en réaction de la décision des partenaires financiers de baisser les prix du coton que les autorités maliennes avaient fixé un tel prix dans un élan purement populiste. En s'attirant la sympathie des populations, elles ne faisaient en réalité qu'enfoncer davantage la compagnie cotonnière dont le déficit s'en est trouvé alourdi. Mais cela on ne le dira jamais, encore moins le confesser.

Ambitions inavouées du régime

Les péripéties de la privatisation de HUICOMA ont également eu leur part dans ce déficit de la CMDT qui a été aggravé par les dérapages sur les marchés des intrants en 2005/2006 ; 2006/2007 qui ont occasionné près de 3 milliards de coûts supplémentaires pour la CMDT suite à des litiges. Les coupables de ce dérapage sont connus dans le monde paysan et jouissent d'une totale impunité. De même, la loi d'avril 1999 sur la TVA au Mali a consacré la non déductibilité de la TVA déductible pour la CMDT. Ce qui a également entraîné une augmentation de l'ordre de 7 milliards de FCFA par an des coûts de production de la CMDT.

A la lumière de tout ce qui précède, il est autorisé de croire que plus de trois quarts des déficits cumulés de la compagnie cotonnière ne lui sont pas imputables. Aussi, si mauvaise gestion il y a eu, pour trois quarts, l'Etat porte-t-il le chapeau de cette mauvaise gestion.

Malgré sa responsabilité indiscutable dans la mauvaise passe de la CMDT, mis à part les facteurs exogènes de la crise financière internationale, des cours du baril en son temps, l'Etat poursuit pourtant sa logique implacable quand bien même des nuages viennent assombrir l'horizon immédiat, à l'instar du soudain désintérêt de ce grand philanthrope financier qui a fait main basse sur la Compagnie aérienne du Mali (CAM) alors qu'ailleurs il se livrait à quelques oboles avec la restauration de mosquées (Djenné et Mopti). Pourtant tout semblait taillé sur mesure pour son entrée en lice dans la reprise de la CMDT new look, des zones spécifiques d'intérêt ayant été identifiée. Une désillusion avec laquelle les torpilleurs de la compagnie devront s'accommoder dans la perspective de lendemains meilleurs. En attendant, l'on joue des coudes et des mains pour relancer la culture du coton à travers des tarifs nettement attrayants, question d'aiguiser de nouveau l'appétit des cotonculteurs après une période de total désintérêt pour la culture de l'or blanc. Ce qui lève le voile sur des ambitions inavouées, les intentions réelles des partisans intraitables de la privatisation de la filière cotonnière. Parce que pour proposer des tarifs incitatifs, il faut bien que les cours sur le marché le permettent. Autant dire que c'est dans la perspective d'une telle embellie qu'il a été engagé une course à la privatisation de la compagnie cotonnière pour en tirer le meilleur profit possible. Et peut-être pour la jeter après avoir sucé le jus comme on l'a vu récemment avec une autre société qui n'a pas tardé à fermer boutique pour toutes sortes de considérations. C'est en tout cas ce qui s'impose à l'évidence. Aussi, convient-il de se poser une question de fond quant aux privatisations qui s'opèrent dans des circonstances toujours nébuleuses avec des argumentaires qui résistent très peu à la critique objective. Est-ce pour remettre sur pied des sociétés défaillantes ou pour servir des intérêts purement partisans qu'interviennent ces privatisations qui jusque-là n'ont pas été la sinécure et qui se poursuivent tout de même ? En tout cas, il n y a jamais de fumée sans feu et le projet de privatiser la CMDT, contre vents et marées, n'a pas fini de révéler ses dessous...

Par T. Bertin DAKOUO - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Mardi 16 juin 2009
La crise d'eau sera sans doute l'un des aspects les plus dramatiques du réchauffement planétaire. C'est ce que nous démontre en tout cas « Home », le film de Yann Arthus-Bertrand sorti le 5 juin 2009, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement. Fabuleuse fable écologiste, ce documentaire visible en ligne et dans les salles de cinéma invite à redécouvrir les merveilles de notre planète afin de protéger ce qui en reste.

 Et en voyant ce film, le Malien averti ne peut que penser avant tout au Djoliba ou fleuve Niger. Cette sève nourricière et cordon ombilicale est très menacé par la désertification et surtout par les activités humaines. « Comme d'habitude, l'intérêt immédiat prime sur les intérêts futurs. Et c'est ce qui, inexorablement, mène l'Homme à sa perte » . L'alerte est d'une consœur française. Pour inverser cette dramatique tendance un seul remède : pensons, réfléchissons et agissons. Des notions qui échappent aux Maliens qui continuent à hypothéquer leur principale source de vie : le Djoliba ou fleuve Niger. Un fleuve qui a donné naissance aux plus grandes villes du pays. A commencer par la capitale qui en dépend presque totalement. « On dit en Bretagne que la mer lave tout. Ça a longtemps été l'excuse pour balancer tout et n'importe quoi sur la grève. J'ai l'impression que l'on pourrait appliquer cette formule au Mali avec le fleuve Niger (Djoliba) : Le fleuve lave tout. Quand on regarde la politique de gestion des eaux pluviales et des eaux domestiques, on est affolé par ce que va devenir le fleuve dans les années qui viennent », s'alarme Thierry Helsens, un hydrogéologue installé au Mali depuis 2002. Ce dernier a décidé de partager ses moments de vie et de travail avec un large public à travers un blog baptisé : Toubabou à Bamako (Un Blanc à Bamako). Au mois de mai, le taux d'humidité remonte tranquillement dans ce pays sahélien qu'est le Mali. On passe de 15 % à 50 % voire à 70 % d'humidité. Les premiers orages tombent sur Bamako. Une pluie de 60 mm, en deux ou trois heures, dans une ville dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'est pas construite sur une morne plaine. Cela donne un écoulement intense constituant la grande lessive des égouts et des places publiques, particulièrement les marchés et les gares routières. Un trésor servant de dépotoir « Le spectacle qui suit une grosse pluie en certains endroits de Bamako est hallucinant » , prévient Thierry. Des routes couvertes de déchets, de boues, empêchant même parfois une circulation normale et tout le monde qui patauge là-dedans... Les légumes du marché du lendemain sont forcément inondés. Mais, c'est aussi le fleuve qui en prend un coup et surtout toute la faune qui y subsiste.

« Vivre en aval de Bamako à certaines périodes de l'année ne doit pas être toujours drôle. Il n'y a déjà plus grand-chose, mais le choc d'une telle pluie, avec l'ensemble des immondices qui arrivent d'un seul coup dans le fleuve, doit être fatal à tout un tas de sympathiques petites bêtes » , déplore l'hydrogéologue. Bamako produit une quantité de déchets relativement importante, autant solides que liquides, même pour la capitale d'un pays considéré comme l'un des plus pauvres du monde. En 2006, la production des eaux usées domestiques de Bamako a été estimée à 32 000 m3/jour et celle des boues de vidange à 600 000 m3/an, selon les données disponibles à la direction nationale de l'assainissement (DNACPN). Avec un traitement insignifiant des eaux usées, le visiteur non averti se demanderait où vont-elles ? Bien sûr dans le fleuve Niger qui, paradoxalement, est aussi la source d'eau potable de la ville. A la moindre goûte de pluie, les populations s'empressent de tout déverser dans les caniveaux qui servent de canal de drainage vers le dépotoir naturel : le lit du fleuve Niger ! Sans compter les déchets chimiques des rares unités industrielles et les eaux usées des hôtels qui fleurissent au bord de ce fleuve qui parcourt l'Afrique de l'Ouest sur 4200 km. Sans également compter les conséquences des activités humaines (agriculture, maraîchage, élevage...) Ni l'ensablement qui menace de nos jours son lit sur une grande partie de son parcours. Ce trésor est plus que jamais en péril. Mais, on en a cure.

 A commencer par le gouvernement qui laisse de stupides projets immobiliers se développer sur les bords du cours d'eau. Les pauvres maraîchers, briquetiers et teinturières sont régulièrement priés d'évacuer le lieu pour permettre à des fonctionnaires corrompus de vendre le m2 à prix d'or à la pègre nationale. « La seule action vraiment visible est celle qui, quelques semaines avant les premières pluies, consiste à nettoyer les égouts. Dans un premier temps, on procède au transfert des déchets de l'égout vers le trottoir, et dans un second temps, parfois si tardif qu'une pluie peut avoir le temps de tout disperser, un camion vient ramasser le tout et l'emmène vers... je ne sais où, sans doute les champs et les vergers », constate notre hydrogéologue. Un investissement judicieux Le problème, selon Thierry Helsens, c'est que les infrastructures d'assainissement coûtent très cher alors que Bamako doit pratiquement partir de zéro. Pour le moment, la seule station d'épuration sur Bamako, largement insuffisante, concerne la Zone industrielle. Si des dépôts de transit existent, l'évacuation se fait ensuite « en brousse », un peu au hasard des champs. De toute façon, ça sert à enrichir la terre. Autre problème soulevé, l'urbanisation galopante de Bamako, coincée entre les collines et le fleuve, laisse peu de place pour des infrastructures, style station d'épuration. « Si on veut maintenant en construire une, il faudra aller assez loin du centre et faire suivre le flot d'eaux usées à l'aide de pompes. Mais ça risque de coûter cher en énergie et en conduites pour tout refouler... », indique Thierry.

Et pourtant, l'aspect financier ne doit pas empêcher les municipalités et les pouvoirs publics d'investir dans le système d'assainissement. En effet, selon le rapport mondial sur le développement humain (Pnud, 2006), un dollar investi dans le secteur de l'assainissement en rapporte en moyenne 8 grâce à une baisse des coûts et au gain de productivité. Par ailleurs, le préjudice lié au manque d'accès à l'eau et l'assainissement cause, dans les pays en développement comme le Mali, la perte de 443 millions de jours de scolarité chaque année en raison des maladies véhiculées par l'eau et le paludisme. Sans compter que l'Afrique subsaharienne perd environ 5 % de son PIB, soit quelque 28,4 milliards de dollars chaque année. Ce chiffre dépasse largement le montant total de l'aide et de l'allègement de la dette allouée à la région chaque année. Donc investir dans l'assainissement est une question de choix, de volonté politique et non forcément de moyens. Dépenser pour économiser sur les dépenses de santé et préserver notre planète, c'est investir et penser à l'avenir. Mais, comme le souligne un internaute réagissant à l'article de Thierry, « la gestion du quotidien pour préserver le long terme ne fait plus partie aujourd'hui des paramètres de l'économie libérale où l'investissement signifie se saisir rapidement des richesses actuelles pour un profit immédiat sans souci des hommes d'aujourd'hui, encore moins de demain ». Protéger le fleuve Niger ou le Djoliba doit aujourd'hui sortir du domaine de la démagogie et se traduire en actes concrets. Et c'est l'Etat qui doit donner le meilleur exemple : en refusant de céder les bordures de ce vecteur socioéconomique et culture quelque soit l'offre.

 La sensibilisation doit être intensifiée pour que chaque riverain se sente directement concerné par la sauvegarde de ce trésor très menacé de nos jours. Cela est d'autant une impérieuse nécessité qu'on est loin d'imaginer les conséquences socioéconomiques et politiques d'un Mali sans son Djoliba.
Par alphaly - Publié dans : Le Mali
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Samedi 13 juin 2009
Cet article est le 250° publié sur le Blog de l'association planet Equitable ! Cela fera bientôt 2 ans que ce blog existe et nous vous remercions de le visiter aussi régulièrement.


Par Eric LE BRUSTIEC - Publié dans : Planet Equitable
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Jeudi 11 juin 2009
Les maisons de Tabacoro constituent la première tranche d'un programme qui prévoit la construction de 4200 logements dans le seul District à l'horizon 2012 Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a procédé lundi dernier à la remise solennelle des clefs aux bénéficiaires des logements sociaux de Tabacoro. Cette cérémonie qui est venue rehausser l'éclat du deuxième anniversaire de l'accession d'Amadou Toumani Touré, au second mandat à tête du pays a été un moment d'intense émotion. La place publique de Tabacoro était noire de monde en cette belle fin d'après-midi. Les habitants de Yirimadjo, Niama, Tabacoro et des villages environnants se sont joints à la fête pour ménager un accueil chaleureux au président de la République. Les logements sociaux de Tabacoro sont la continuation d'un programme commencé en 2003 avec la construction de 1008 logements sociaux. Le président Touré a révélé que c'était l'ancien ministre des Domaines de l'État et des Affaires Foncières, Aboubacar Sidiki Touré, qui lui avait suggéré la belle idée des logements sociaux. En son temps, a indiqué Amadou Toumani Touré, le ministre était le seul à croire en la viabilité du projet. Finalement, celui-ci a pris corps, a grandi et stimule aujourd'hui les nouvelles ambitions exprimées dans le Projet de développement économique et social (PDES).
717169Le premier programme mis en chantier entre 2003 et 2007 a bâti 4 666 logements sur une prévision de 3500. Celui conçu pour être exécuté entre 2007 et 2012 va réaliser 4 200 logements sociaux dans le seul District de Bamako, sur un total de 10 000 attendus sur l'ensemble du territoire national. Les 866 logements de Tabacoro constituentla première tranche de ce programme. Ils sont constitués de 8 duplex, 6 logements de type F2 tôle, 13 logements de type F2 dalle, 253 logements de type F3A dont 6 avec une couverture en tôle et 247 en dalle, 385 logements de type F3B dalle et 201 logements de type F4 dont 100 avec une toiture en tôle et 101 en dalle. Les 100 logements offerts à notre pays par le président vénézuélien, Hugo Chavez, lors de son séjour chez nous en août 2007 sont inclus dans les 866 logements. La cité bolivarienne possède une école de 15 salles de classes, un terrain de sport multiples et une place publique baptisée "Simon Bolívar".
Des concertations sont actuellement en cours avec les promoteurs de la filière immobilière, afin de renforcer le partenariat public-privé dans la perspective d'une satisfaction optimale des besoins en logements sociaux estimés à 440 000 unités à l'horizon 2015, a annoncé le ministre de Logements et des Affaires foncières, Mme Gakou Salamata Fofana.
3500 autres logements viendront renforcer ce programme des 10 000 logements sociaux programmés entre 2007 et 2012 grâce à un financement assuré par la Banque islamique de développement (BID). Le président de la République a suggéré une innovation dans la constitution des dossiers en proposant à la commission d'attribution de mettre en place un mécanisme de conservation des dossiers pour éviter aux postulants le parcours ardu que nécessite, chaque année, la reconstitution d'un nouveau dossier.
Le chef de l'État a invité les nouveaux locataires à s'acquitter régulièrement de leurs traites, faute de quoi ils s'exposent à une expulsion pure et simple. "Chaque centime investit dans les logements sociaux constitue une graine de solidarité apportée par un Malien à un autre", a souligné Amadou Toumani Touré. En écho à cet appel, le porte-parole des bénéficiaires, Mme Sangaré Tènè Thiéro, a engagé les heureux bénéficiaires à honorer leurs obligations pour permettre à d'autres demandeurs de bénéficier d'un toit bien à eux.
Le président Touré a visité, à la fin de la cérémonie, le chantier école de l'Agence de la promotion de l'emploi des jeunes (APEJ) de Tabacoro. Ici, les jeunes apprennent les techniques de pavage à joint sec (lire l'Essor du 3 juin passé).
Par A.O. Diallo - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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Lundi 8 juin 2009
Le flot de stagiaires déversés par des centres de formation irréguliers réduit les possibilités d'accueil des structures de santé. Notamment dans les Cscom et les Csref
La loi 94-276 fixant les modalités d'application de la loi portant statut de
l'enseignement privé, détermine les conditions de création d'un établissement d'enseignement privé. L'article 2 de la même disposition stipule que l'autorisation de créer, d'ouvrir, de diriger un établissement est accordée par le ministre en charge de l'ordre d'enseignement concerné.

C'est la même disposition qui créé les écoles privées de formation aux professions de la santé. Celles-ci constituent l'autre alternative à la formation du personnel paramédical, en dehors de l'Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS) et s'attachent à répondre, avec plus ou moins de bonheur, aux mêmes exigences de qualité.
Ces écoles privées de formation éprouvaient de réelles difficultés à trouver des lieux de stage pour leurs élèves aux différents niveaux de la pyramide sanitaire dans notre pays. Les concertations et négociations engagées en 2001, sous la férule de la direction nationale de la santé (DNS), avaient permis aux parties prenantes de s'accorder sur l'essentiel. Ce qui a abouti à des conventions de stage qui seraient inspirées du Maroc et de la Tunisie. Ces accords signés avec les établissements hospitaliers, les centres de santé de référence (Csref) et de santé communautaire (Cscom), balisent le cadre de collaboration en matière de stage. Par ces conventions, les structures de santé s'engagent à assurer la formation pratique et le suivi des stagiaires des écoles privées, tout les intégrant dans les équipes de garde.
De leur côté, les écoles privées de formation aux professions de santé sont astreintes au paiement de 10 000 Fcfa par poste de stage dans les hôpitaux, 8 000 Fcfa dans les Csref et 5 000 Fcfa dans les Cscom. Ces forfaits ont été instaurés pour faire face au coût du stage (consommables pour les démonstrations et encadrement des stagiaires).
Le Dr Garba Hamadoun Cissé, président de l'Association des écoles privées de formation aux professions de la santé, explique que ces conventions constituent un cadre juridique de collaboration avec les établissements de santé. Ce qui a permis selon lui, de faire accepter facilement leurs stagiaires dans les établissements de santé.
Mais Garba Hamadoun Cissé s'empresse de préciser que les choses étaient plus faciles lorsqu'il n'y avait seulement que trois écoles de formation en santé : l'École de formation de technicien socio-sanitaire (EFTSS), le Bouctou et le Centre de formation de technicien socio-sanitaire.

PLUS D'UNE QUARANTAINE. En quelques années, on est passé de 3 à 5 puis 8 et enfin à une douzaine d'écoles de formation officiellement enregistrées. Mais dans la réalité, on en dénombre plus d'une quarantaine avec un gros contingent d'écoles irrégulières, regrette notre interlocuteur.
L'Association des écoles privées de formation aux professions de santé pointe du doigt cet état de fait et incrimine les insuffisances des textes mais surtout les pouvoirs publics.
Certaines de ces écoles irrégulières, à en croire Garba Hamadoun Cissé, offrent plus d'argent à des agents de Csref ou Cscom, afin de faire accepter leurs élèves.
Cette situation de désordre préoccupe l'Association des écoles privées de formation aux professions de santé, liée aux établissements de santé par des conventions. Elle constate une réduction des postes de stage sous l'effet de cette concurrence déloyale et un engorgement des structures qui réduit les possibilités offertes à ses étudiants.
Notre interlocuteur dénonce une complicité qui bouche l'accès aux Csref et Cscom qui accueillent le plus gros contingent de stagiaires conventionnés.
Les hôpitaux de Gabriel Touré et du Point G, reçoivent chaque année une cinquantaine de stagiaires d'écoles privées de formation en santé. Garba Hamadoun Cissé reconnait que la collaboration avec ces deux établissements hospitaliers, se passe sans problème. Ils coopèrent bien, conformément à la convention signée avec eux, se félicite le président de l'Association des écoles privées.
Sur cet aspect, le directeur général du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Gabriel Touré, le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, joint au téléphone, confirme l'exécution normale des conventions : « Nous acceptons par quota tous les stagiaires que ces établissements envoient pour la formation pratique. Il nous faut lever toute équivoque à ce niveau. Nous n'avons aucune difficulté avec ces établissements privés de formation ».
Si le Point G aussi confirme la bonne collaboration avec l'Association des écoles de formation aux professions de la santé, un responsable de l'administration de cet hôpital note que certaines de ces écoles ne s'acquittent pas régulièrement des frais de stage. « Mais le devoir d'accompagnement nous oblige à accepter leurs stagiaires dans nos établissements même dans ces conditions », a commenté ce responsable.
Aujourd'hui, les écoles de formation en santé réclament la création d'une commission nationale. Celle-là aura pour mission la gestion des programmes et contenus donc des curricula de formation et la moralisation de la création et de l'ouverture d'écoles privées de formation.
A ce propos, Garba Cissé relève que l'essentiel vaut pour tout le monde : former de bons produits, c'est-à-dire des agents de santé capables de répondre aux exigences de qualité de soins pour le bien-être de nos populations.

Par B. Doumbia - Publié dans : Le Mali - Communauté : Terre d'Afrique
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